10 Mythes sur la romance… démolis ! #8

10 Mythes sur la romance... démolis ! #8

Mythe #8 : La romance est un genre limité qui ne peut prétendre à l’universalité de la Littérature, car il est écrit et lu principalement par des femmes.

Tandis que, bien sûr, les œuvres écrites et lues principalement par des hommes (ne serait-ce qu’historiquement, pour cause évidente d’alphabétisation ou d’accès à la culture) fondent, quant à elles, la Vraie Littérature pour tous ! Ce qui n’intéresse que les femmes est d’un intérêt mineur, voire nul. Ce qui intéresse les hommes est d’un intérêt majeur, et devrait intéresser tout le monde ! Ce n’est pas un hasard si « homme » désigne également l’être humain en soi, ni qu’en grammaire le masculin l’emporte toujours sur le féminin.

Les hommes représentent l’humanité, alors que les femmes ne représentent qu’elles-mêmes. D’où la crainte des républicains universalistes français, jusqu’en 1944, que les femmes ne viennent polluer la recherche de l’intérêt général avec leur intérêt de « caste », de « communauté ». Plus ça change, plus c’est pareil…

1 commentaire
  1. Déjà dans les années 1980 déjà, j’ai suivi des cours au Département d’études françaises de l’Université Concordia à Montréal, cours intitulés « Littérature québécoise au féminin » donné dans les locaux de l’Institut Simone de Beauvoir. Il y a quatre ans, j’ai suivi un autre cours, toujours au même département, intitulé « Histoire de la littérature française au féminin ».

    Il est intéressant de noter que de tous les temps, il y a eu des femmes qui ont écrit, voire qui ont vécu de leur plume. Et bien que les préoccupations des femmes aient été souvent affaires de coeur et affaires domestiques, réalité imposant, même pour les reines telle Marguerite d’Angoulême reine de Navarre. Et les femmes luttent depuis toujours pour la reconnaissance de leur égalité de l’esprit. On peut penser à Marie de Gournay (5165-1645?) dans son « Grief des femmes » ou Madeleine de Scudéry avec son « Clélie, Histoire romaine » (1654-1660).

    Elles n’ont pas manqué d’influence dans leur écrits socio-politiques et philosophiques (Anne de France, Christine de Pizan, Olympe de Gouges, Madame de Grafigny). Saviez-vous d’ailleurs qu’un des grand philosophes de l’époque des Lumières, auteurs de nombreux articles de l’Encyclopédie, était une femme? En effet, Louise d’Épinay a rédigé plus de soixante-quinze articles de l’Encyclopédie et elle a eu grande influence auprès des philosophes de cette époque.

    À chances égales, il n’y a pas de différences fondamentales entre les hommes et les femmes dans leur capacités à penser et à ressentir. Dans notre culture, nous avons poussé le côté émotionnel hors du champ masculin et le côté intellectuel hors du champ féminin. C’est une erreur absurde. Je crois fermement que le « je pense donc je suis » ne saurait entièrement définir une personne sans je perçois et je ressens donc j’existe.

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