Bisou Bisou Bang Bang : policier, romantisme et romantic suspense (1/2)

Bisou Bisou Bang Bang : policier, romantisme et romantic suspense (1/2)

En terminale, j’étais à fond sur les séries policières. Et il faut dire qu’on était en plein dans la période post-Les Experts : la plupart des chaînes télé avaient au moins un programme de ce genre dans leur manche. Lundi : Les Experts Manhattan et Cold Case. Mardi : FBI Portés Disparus ou Les Experts Miami. Mercredi : Esprits Criminels. Jeudi : Les Experts. Vendredi : NCIS. (Je n’habite plus en France, je suppose que ça c’est un peu calmé…)

Et à côté de ça, il y avait les livres, les Harlan Coben, les Michael Connelly, les Maxime Chattam (c’était avant la vague Millenium). Sans compter les films que je regardais le weekend (et tout ça après avoir fait mes devoirs bien sûr). Autant dire que je baignais complètement dedans.

Les études supérieures ont mis un frein à tout ça : côté télé tout du moins, je manquais carrément de temps. Depuis, si je lis encore régulièrement des romans policiers, je ne regarde qu’une ou deux séries de ce type.

Bref, je vous parlerai aujourd’hui de ce genre qui me passionne, sous l’angle de son rapport avec la romance, et j’aborderai en particulier le romantic suspense.

Genre policier

Parce qu’autant savoir de quoi on parle, commençons par une définition du genre, adaptée de sources diverses (que vous retrouverez à la fin de l’article).

Genre policier : type d’œuvre (roman, film, série) qui met en scène le milieu du crime ou de la police. On y retrouvera les éléments suivants : un crime ou délit, un coupable, lequel a un mobile et un mode opératoire, une victime et une enquête. Côté littérature, le policier (ou polar) englobe plusieurs sous-genres, tels que le roman noir (univers violent, point de vue très sombre, voir par exemple ce qu’ont écrit James Ellroy ou Raymond Chandler), le roman à suspense ou encore le thriller (j’avoue que j’ai du mal à différencier les deux ; d’après Wikipédia, ce serait une question de rythme, qui va en s’accélérant chez le premier). Ces catégories se retrouvent également dans les autres médias : on parle également de film noir ou de thriller par exemple.

Certaines œuvres suivront le point de vue du criminel, d’autres celui de la victime, d’autres encore celui de l’enquêteur (policier, détective privé). Il y a parfois une alternance entre les trois, auxquels peuvent s’ajouter d’autres personnages.

Petite note personnelle : même si j’aime être surprise par la résolution d’une intrigue policière, mon plaisir n’est pas diminué si je devine tout assez tôt, du moins tant que d’autres éléments de l’œuvre (les relations entre les personnages notamment) demeurent intéressants.

Le cas qui nous intéresse : celui du romantic suspense

Noyee_petitCe genre, qu’on retrouve également sous le nom de romance policière, recoupe les éléments de la romance et ceux du polar. Les intrigues amoureuses et policières évoluent en parallèle, créant une double tension, entièrement résolue à la fin, de manière à ce que les lecteurs soient « doublement satisfaits ».

Quelques exemples de thèmes typiques :

  • La résolution d’une enquête au cœur de laquelle se trouvent les protagonistes, enquêteurs, victimes et/ou suspects. On retrouve souvent le schéma héroïne-victime et héros-enquêteur ; pour le coup, La Noyée était en blanc n’échappe pas à la règle.
  • La mise sous protection de l’un des protagonistes, qui devient la responsabilité de l’autre. On pense bien sûr au film Bodyguard ; c’est aussi le cas de la nouvelle de Pauline Libersart, Pour un instant d’incompréhension, et de celle, à paraître, d’Emilie Milon, Témoin sous protection.
  • L’accent mis sur les différents métiers, ou sur les « occupations » des héros. Militaires, agents du FBI… ou criminels !
  • Des protagonistes qui se trouvent des deux côtés de la barrière, l’un au service de la loi, l’autre qui tente de la briser.

Quand l’idée de La Noyée était en blanc s’est présentée à moi, j’ai commencé par lire du romantic suspense, sachant que je ne serais pas capable d’en écrire avant de l’avoir fait. Malgré tous les polars sur mes étagères, je ne m’étais jamais aventurée dans ce genre ! (il faut dire aussi que je ne me suis mise à la romance que très tard.)

J’ai demandé quelques recommandations, et ai fini par me reporter sur la liste « Popular Romantic Suspense books » de Goodreads, qui à cette époque affichait Mr. Perfect, de Linda Howard, en numéro 1. Or, il se trouve que j’avais justement un Linda Howard dans ma liseuse : Veil of Night, que j’ai aussitôt entamé. Et j’ai beaucoup aimé, ce qui fait que je n’ai pas tardé à m’acheter Mr. Perfect. Je recommande donc chaleureusement cette auteure, qui sait très bien équilibrer suspense et romance !

Car, à mon humble avis, toute la clé du genre se trouve dans cet équilibre, en particulier lorsqu’il s’agit d’enquêtes. Il ne faut pas que l’intrigue policière ennuie, ni que la romance soit délaissée.

Mini-sitographie (parce qu’on m’a appris à toujours citer mes sources)

La novella d’Amélie Voyard-Venant, La noyée était en blanc, est disponible chez tous les revendeurs.

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