Changement de peau

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Auteur : Ivy Clark

Série : Les Loups de Huntsville (premier épisode)
Genre : Romance paranormale, Loups-garous
Longueur : Nouvelle (11 000 mots)
Sensualité : Moyen

Chez les Redhood, on chasse les lycans depuis des générations. Annabelle partage la haine de sa communauté pour ces monstres depuis que l’un d’eux a tué sa mère, il y a des années de cela.

Ce jour-là, Annabelle est chargée de livrer des munitions chez les Ferguson. Quand elle arrive, elle se sent fiévreuse, et la neige tombe dru. À sa surprise, ce n’est pas le père Ferguson, mais le fils, Zac, qui lui ouvre. Le jeune homme l’invite à rester dîner. Pendant la soirée, Annabelle résiste sans mal au charme de son hôte, jusqu’au verre de trop. Mais Zac n’a pas l’intention de profiter d’elle ; il a une toute autre raison de la vouloir sous son toit…

Annabelle sort son pistolet de sous son siège et le dépose entre ses cuisses. Le petit calibre est chargé de balles explosives que son père fabrique. Des munitions conçues pour blesser un lycanthrope et répandre une substance toxique dans son sang. Elle n’a pas l’intention de l’utiliser, à priori, seulement de faire comprendre à ses harceleurs que la petite rousse n’est pas au menu. Et puis, sait-on jamais qu’elle se soit trompée sur leur nature.

La fourgonnette arrive à sa hauteur et donne quelques coups de volant pour se coller au 4×4. À cette vitesse, sur cette route enneigée, la manœuvre est dangereusement stupide. La conductrice tient fermement le volant des deux mains, les sourcils froncés, concentrée pour ne pas dévier de sa trajectoire. Quelques insultes s’échappent d’entre ses dents. S’assurant qu’ils retiennent toute son attention, les humanoïdes font de grands gestes obscènes et crachent des noms d’oiseaux derrière leur vitre. L’un d’eux abaisse même son pantalon. Annabelle se concentre sur la maîtrise de son véhicule, jusqu’à ce que, repus de vengeance futile, les pourceaux dépassent le 4×4 et s’éloignent. La température d’Annabelle a augmenté de quelques degrés, tout comme sa tension, et Jim Morrisson s’égosille sur un riff de guitare beaucoup plus nerveux.

Les Ferguson habitent une maison isolée aux abords de la forêt carolinienne, non loin du parc Algonquin. Quand la route est dégagée, deux heures de voiture séparent Kiosk de Huntsville. Annabelle se range sous le hangar à côté d’un véhicule semblable au sien : un 4×4 gris métallisé plus récent. Il fait nuit noire, la température a chuté de dix degrés et la neige tombe à gros flocons. Elle remonte son blouson. Les cachets ont eu peu d’effet sur son état fiévreux. Une lourde migraine s’est ajoutée aux symptômes d’une grippe carabinée.

Avant de frapper à la porte, Annabelle tente de se remémorer les paroles de son père au sujet d’Albus Ferguson. Elle l’a croisé trois fois en tout et pour tout dans sa vie et ne le connaît que très peu. S’agit-il du frère de sa grand-mère ou d’un cousin éloigné de son père ? Sans aucun doute, il fait partie du clan, sinon elle ne transporterait pas ce sac lourd de munitions en argent.

Elle toque plusieurs fois avant que le verrou ne se débloque. La porte s’ouvre. Elle s’attend à un vieux bonhomme aux allures de bûcheron, mais il ne s’agit pas d’Albus. Le jeune homme semble tout aussi surpris. Il dépasse à peine la vingtaine d’années. Ses cheveux châtains retombent devant ses deux billes bleues. Il est bien bâti, pas trop grand et sent les épices. Derrière lui, un feu de cheminée crépite. Les deux individus se dévisagent l’espace de quelques secondes. Puis il remarque le sac sur son dos.

« Tu es Anna ?

— Oui. Tu es… ?

— Zac. Entre.

— Je ne peux pas. Je dois y aller. La route est longue.

— Rentre au moins pour te réchauffer. J’allais dîner. Il y en a largement pour deux.

— Je ne veux pas déranger.

— C’est le moins que je puisse faire pour t’avoir fait déplacer par un temps pareil…

— C’est pas faux. Je vais faire une pause. »

Avec quatre heures de trajet dans les pattes, l’invitation ne se refuse pas. Annabelle entre donc avec son sac sur l’épaule. Dans un élan de galanterie, Zac s’apprête à se saisir de son chargement, mais Annabelle l’en empêche.

« Ça va, je peux le porter ! »

Zac la dévisage comme s’il avait affaire à une extraterrestre. Sans ménagement, Annabelle dépose le sac en heurtant la table en merisier au milieu de la cuisine.

« Je pense qu’il y a le compte. »

« Ivy Clark transmet au travers des mots une émotion, une intensité de sensation qui ne peut laisser indifférent le lecteur. Une nouvelle qui se lit d’un trait. Une très belle surprise et vivement la suite. » – Aly (Jewelry by Aly)

« … j’ai apprécié sortir des sentiers battus et être bousculée dans mes habitudes. La plume de Ivy Clark est juste parfaite. … Les personnages sont géniaux. » – Lectrice Lambda

« J’ai vraiment adoré la manière dont les choses sont décrites et j’avais vraiment l’impression d’être dans la tête d’Anabelle ou à ses côtés à la voir lutter avec acharnement. » – Gaëlle (Lectures d’une vie)

« Sa plume est fluide, l’histoire est bien menée. Les personnages sont attachants. … Au final, j’ai beaucoup apprécié ce premier épisode. » – Stella (Les lectures de Stella)

« Une lecture prenante, très agréable. J’ai hâte de lire la suite. » – Millie (Nos lectures, nos passions)

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