Chimères, Gangsters et Informatique : petit guide des références

Chimères, Gangsters et Informatique : petit guide des références

Oliver, le héros de ma nouvelle, est un grand passionné. Par conséquent, plusieurs références se retrouvent dans le texte, films et séries en tête.

Je vous propose donc un petit guide (sans spoilers !) desdites références, à utiliser avant, pendant et/ou après la lecture, qu’il s’agisse de vous renseigner sur les œuvres citées, de les relever façon Petit Poucet ou de jouer au jeu du « où est-ce qu’il parle de ça ? ». Cet article sert également de « disclaimer », ou, autrement dit « toutes ces œuvres ne m’appartiennent pas ».

On commence par le plus évident…

Les films de gangsters (et autres criminels)

Oliver en est particulièrement fan, ce qui l’a énormément influencé dans son choix de, hum, carrière.

  • Lock, Stock and Two Smoking Barrels (1998), réalisé par Guy Ritchie (titre français : Arnaques, crimes et botanique). Avec Jason Flemyng, Dexter Fletcher, Nick Moran et Jason Statham.

Eh oui, c’est de là que vient le titre ! Dans ce film anglais complètement déjanté, on suit quatre amis qui ont une semaine pour rembourser 500 000 livres à un caïd, mais aussi des voyous, des cultivateurs de marijuana, des gangsters, j’en passe et des meilleurs… c’est compliqué (il faut que je le revoie, d’ailleurs), ça part un peu dans tous les sens et l’humour est assez spécial…

snatchDans la même veine (et par le même réalisateur), Oliver cite également…

  • Snatch (2000), réalisé par Guy Ritchie (titre français : Snatch : Tu braques ou tu raques). Avec Jason Statham, Brad Pitt, Vinnie Jones.

Deux intrigues : un diamant volé qui doit être récupéré d’un côté, des combats de boxe truqués de l’autre. L’humour est encore au rendez-vous, de même que l’univers du crime, et ça donne quelques scènes inoubliables.

  • Reservoir Dogs (1992), réalisé par Quentin Tarantino. Avec Harvey Keitel, Tim Roth, Michael Madsen.

Passons un peu de l’autre côté de l’Atlantique. Dans son premier grand film, Quentin Tarantino nous montre l’après d’un braquage de bijouterie qui a (très) mal tourné… On y trouve déjà quelques caractéristiques qui suivront le réalisateur tout au long de sa carrière : une excellente BO, des dialogues hallucinants, beaucoup de violence… et d’humour !

  • Pulp Fiction (1994), réalisé par Quentin Tarantino. Avec John Travolta, Samuel L. Jackson, Uma Thurman.

Plusieurs histoires s’entremêlent dans ce classique du genre : le braquage d’un restaurant, les aventures d’un duo de truand ainsi que celles d’un boxeur. Comme dans Reservoir Dogs, l’intrigue n’est pas présentée linéairement… mais c’est loin d’être le seul point commun entre les deux œuvres !

  • Scarface (1983), réalisé par Brian de Palma. Avec Al Pacino, Michelle Pfeiffer, Steven Bauer.

Remake d’un film de Howard Hawks (1932), cette œuvre culte suit Al Pacino, immigré cubain plongé dans le monde de la drogue à Miami. Je ne l’ai pas (encore) vu (!), donc difficile d’en dire plus, mais c’est très connu… y compris d’Oliver.

  • Layer Cake (2004), réalisé par Matthew Vaughn. Avec Daniel Craig, Sienna Miller, Michael Gambon.

Retournons au Royaume-Uni. Pour l’anecdote, ce film devait originellement être réalisé par Guy Ritchie (cité plus haut), mais c’est finalement son collègue (et ami, il me semble) Matthew Vaughn qui s’y est collé. Il y est question de drogue (encore) et de mafia, et Daniel Craig, futur James Bond, y est très bon.

  • Kiss Kiss Bang Bang (2005), réalisé par Shane Black. Avec Robert Downey Jr., Val Kilmer, Michelle Monaghan.

Après la drogue, retour au vol. Wikipédia me donne « comédie policière » quant au genre de ce film (qui est effectivement hilarant), mais on y trouve bien quelques criminels, à commencer par le héros, un petit voleur qui se trouve embarqué dans une histoire assez complexe dans le monde du cinéma.

    ThomasCrownAffair

  • The Thomas Crown Affair (1968), réalisé par Norman Jewison (titre français : L’Affaire Thomas Crown). Avec Steve McQueen et Faye Dunaway.

Ici, c’est encore une fois d’un braquage qu’il s’agit, bien que Thomas Crown ne soit pas un malfrat mais un millionnaire qui s’ennuie. En vérité, le crime n’y est pas aussi important que ses conséquences (plus particulièrement l’enquête), mais ça reste un sacré coup. Un remake a vu le jour en 1999 avec Pierce Brosnan dans le rôle titre.

Et pour finir sur un autre braquage…

  • Ocean’s Eleven (2001), réalisé par Steven Soderbergh. Avec George Clooney, Julia Roberts, Brad Pitt et Matt Damon.

Remake de L’inconnu de Las Vegas (1960) de Lewis Milestone (qu’il faut que je voie !), avec, comme pour L’Affaire Thomas Crown, un crime brillamment exécuté. C’est (très) drôle, avec un casting on ne peut plus prestigieux qui se partage des rôles assez divers dans le braquage du (des ?) casino(s), du pickpocket  à l’expert en explosifs en passant par l’acrobate et les hommes à tout faire.

British jusqu’au bout des ongles

L’intrigue de Chimères, Gangsters et Informatique se déroule principalement à Londres et dans sa banlieue, et on ne peut pas dire qu’Oliver n’est pas fier d’être anglais…

  • James Bond (personnage, 1952-)

Créé par Ian Fleming, le célèbre espion britannique fait sa première apparition en 1953 dans le roman Casino Royale (d’abord Espions, faites vos jeux puis Casino Royal en français), avant d’entamer une longue carrière cinématographique, d’abord sous les traits de Sean Connery (Dr. No/James Bond contre Dr. No, 1962, réalisé par Terence Young). Véritable fantasme sur pattes, il multiplie les conquêtes ainsi que les missions pour le MI6. Sa personnalité diffère un peu selon qu’on est dans l’univers des livres ou celui des films… voire de qui l’écrit.

Les films ont ajouté le personnage de Q, quartermaster, soit une personne chargée de procurer à Bond (et, accessoirement, aux autres agents) le matériel nécessaire à son travail. Eh non, les fameux « gadgets » (plus ou moins extravagants selon l’opus) ne font pas partie de ses aventures littéraires…

Parmi les catchphrases/expressions les plus connues : « Mon nom est Bond, James Bond », mais aussi « shaken, not stirred »  (je ne sais plus comment ça a été traduit), qui indique comment l’agent secret préfère son martini.

Toujours au cinéma, Daniel Craig (le Bond préféré d’Oliver, d’ailleurs) incarne 007 depuis Casino Royale (2006, réalisé par Martin Campbell), pseudo-reboot de la série qui reprend plus ou moins le premier roman. Quant à Q, suite à une courte absence, il est réapparu dans Skyfall (2012, Sam Mendes), le dernier film en date, sous les traits de Ben Whishaw. Comme Oliver ne manquerait pas de le signaler, la fameuse scène de rencontre des deux personnages (et toute scène où ils se trouvent ensemble) a entraîné de nombreux fanarts et fanfictions M/M…

Avengers

  • The Avengers ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir (série, 1961-1969)

Petite, j’étais particulièrement fan de cette vieille série anglaise (rien à voir avec Tony Stark). John Steed (Patrick Macnee, avec son fameux chapeau melon et son super-parapluie) est un agent secret, très occupé à lutter contre le crime en compagnie de ses partenaires successifs (quoique, dans la première saison, il soit plutôt un personnage secondaire). Les scénarios sont assez… fantaisistes (on a du vieillissement prématuré, une formule d’invisibilité, des attaques de chats…), mais souvent bien faits.

Les saisons 4 et 5 sont mes préférées, car elles mettent en scène Mrs. Emma Peel (<3), incarnée en noir et blanc (saison 4) comme en couleur (saison 5) par la sublime Diana Rigg, qui, pour l’anecdote, a également joué dans un James Bond (On Her Majesty’s secret service/Au service secret de Sa Majesté, de Peter Hunt, 1969). J’ai moi-même déjà nommé (temporairement) un chaton Mrs. Peel, c’est dire combien je l’aime… comme vous le verrez dans la nouvelle, je ne suis pas la seule.

  • Ripper Street (série, 2012-)

Là, on revient à des choses beaucoup plus récentes. Cette série policière de la BBC nous entraîne dans le Londres de la fin du XIXème siècle, soit du temps de Jack L’éventreur (Jack the Ripper en anglais). Plus exactement, nous suivons la division qui s’est occupée du célèbre tueur… soit trois hommes en particulier : l’inspecteur Reid (Matthew Macfadyen), le sergent (DS) Bennett Drake (Jerome Flynn, connu des fans de Game of Thrones) et le chirurgien Homer Jackson. Je n’ai pas vu tous les épisodes, mais c’est une série de qualité, très intéressante, et je la recommande chaudement ! Oliver, lui, en est tout simplement fan… et pas que pour les crimes !

Vous trouverez également des allusions à Scotland Yard (le quartier général de la police de Londres) ainsi qu’au fameux British wit, cet humour particulier dont notre héros aimerait à se croire fier représentant (dommage qu’il soit trop « perturbé » par Thomas pour en faire réellement preuve…).

Et tout le reste…

En vrac, parce que

  1. il n’y a pas vraiment de fil conducteur entre ces références ; et
  2. certaines ne sont que des citations (vous me direz si vous les avez repérées !).

Et donc, entre les pages de Chimères… se cachent des références à :

  • Left 4 Dead 2, jeu vidéo (avec des zombiiiiies) de Valve Corporation, 2009.
  • Charlie’s Angels ou Drôles de dames, à l’origine une série américaine créée par Ivan Goff et Ben Roberts (1976-1981), qui met en scène trois jolies jeunes femmes fort talentueuses engagées par une agence de détectives privés. Depuis, il y a eu deux films et un reboot de la série.
  • Fight Club, plus précisément le film de David Fincher (1999), où Edward Norton et Brad Pitt montent un club de combats clandestins.  À l’origine, soit en 1996, c’est un roman de Chuck Palahniuk.
  • Mulan, film d’animation Disney sorti en 1998. (citation)
  • Ice Age ou L’Âge de Glace, film d’animation réalisé par Chris Wedge et Carlos Saldanha, sorti en 2002. (citation)
  • Shrek 2 (et autres suites), film d’animation Dreamworks sorti en 2004.
  • Star Wars, série de films de SF arrivée en France en 1977 (et avec un nouvel opus l’année prochaine) ; univers créé par George Lucas.
  • Star Trek, série télévisée américaine, également de la SF ; univers créé par Gene Rodenberry.

Et… c’est tout. Mine de rien, ça fait pas mal de choses, pour la plupart issues de mon enfance (ou de mon adolescence). Des œuvres avec lesquelles j’ai grandi… certaines me sont très chères. Et à Oliver aussi ! Bien qu’il connaisse certaines choses qui me sont inconnues, notamment en films de gangsters.

Et vous, alors ? Si vous avez lu la nouvelle, aviez-vous repéré toutes ces références ? Les connaissiez-vous déjà ? Y a-t-il des choses là-dedans que vous aimez, voire qui vous passionnent ?

Je terminerai en rappelant qu’aucune des œuvres nommées plus haut ne m’appartiennent ; je n’ai fait qu’emprunter leur titre voire quelques citations pour en parsemer mon texte.

La nouvelle d’Amélie Voyard-Venant, Chimères, Gangsters et Informatique, est disponible chez tous les revendeurs.

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