Entretien avec Agathe Prudent

Entretien avec Agathe Prudent

Jeanne Corvellec : Peux-tu nous révéler quelques éléments de ta vie et de ta personne, ou bien préfères-tu entretenir le mystère ?
AP : Je me dois d’entretenir le mystère, car je suis une écrivaine-justicière : le soir, j’enfile mon masque et, munie de ma plume, je pars détrousser les riches de leurs mots pour les redistribuer aux plus pauvres ! Si je ne gardais pas mon identité secrète, la maréchaussée viendrait m’arrêter et je croupirais pour le restant de mes jours dans la prison de la Bastille…
Plus sérieusement, je suis effectivement quelqu’un de secret. 😉 Quoiqu’en écrivant, on révèle de sa personne, mais de façon indirecte…

JC : Qu’est-ce qui t’a amené à l’écriture de romances ?
AP : J’écrivais déjà avant de découvrir les romances : des petites histoires de n’importe quel genre par ci, par là. Puis une amie m’a fait découvrir la romance et j’ai a-do-ré. Ensuite, une autre amie m’a fait lire les romances qu’elle écrivait. Ça m’a donné envie de faire pareil et j’ai chopé le virus.

JC : Un peu rouillé est-il le premier texte que tu as soumis à des éditeurs ? Quel est ton parcours et ton approche de l’édition ?
UnPeuRouille_petitAP : J’avais déjà soumis un texte avant Un peu rouillé, mais je pourrais faire une gigantesque liste de tout ce qui n’allait pas dans cette soumission !
Concernant mon parcours : pendant un temps, j’ai écrit des fanfictions, puis j’ai voulu essayer autre chose. J’ai découvert le monde de l’édition numérique sur Internet et, vu que certaines opportunités se présentaient, notamment dans la romance, j’ai eu envie de tenter le coup.
Concernant mon approche de l’édition : j’aime voir l’édition comme un partage. Un auteur partage son texte, soit le fruit de son inspiration et de ses qualités de compteur, avec un éditeur, qui apporte sa connaissance du marché, un travail stylistique, des compétences en marketing, etc. L’éditeur partage ensuite le livre avec les lecteurs. Ceux-ci façonnent également l’histoire en l’interprétant et en y réagissant. J’aime l’idée que « n’importe qui » s’empare et donne vie à un texte, qui, dans un premier temps, n’était pourtant que la création d’une seule personne.

JC : Un peu rouillé est une histoire de voisinage : au début, Félicien et Osanne se détestent sans pourtant réellement se connaître. D’où cette idée t’est-elle venue ? Où puises-tu en général ton inspiration ?
AP : Je ne sais plus comment m’est venue cette idée de choisir deux voisins ! J’avais juste envie d’un personnage qui ne comprenne pas la moitié des choses qui lui arrivent. 😉
De façon générale, je nourris mon imagination en lisant, en regardant des films, etc., en m’exposant à l’imagination des autres, en quelque sorte. Les personnes inspirées m’inspirent.
Plus précisément, deux thèmes qui m’inspirent particulièrement sont, attention à la surprise, l’amour et les femmes (enfin, pas comme un homme pourrait dire « les femmes », mais comme une femme dirait « nous » !). Ceci explique très probablement pourquoi j’ai chopé le virus de la romance. 🙂 Je ne suis jamais rassasiée d’amour et je trouve que les univers féminins regorgent de potentiel.

JC : Qu’écris-tu d’autre en ce moment ?
AP : Comme Un peu rouillé est le tome 1 de la série Sous le même toit, j’écris le tome 2. Le point commun entre ces deux tomes : les deux personnages principaux sont voisins et pas complètement insensibles au charme de l’autre…

La nouvelle d’Agathe Prudent, Un peu rouillé, est disponible chez tous les revendeurs.

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