Entretien avec Florence Gérard

Entretien avec Florence Gérard

JC : Sept mois après la sortie du premier tome d’Alexia Hope, et avec les premiers chiffres de vente que tu as pu découvrir lors du dernier arrêt des comptes, comment te sens-tu par rapport à cette série et l’accueil que le public lui a réservé ? Satisfaction, soulagement, ou bien encore plus de pression et de trac pour la suite ?
FG : En fait, j’ai vraiment été agréablement surprise par l’enthousiasme de mon lectorat. J’ai des critiques très constructives, mais également des compliments sincères et surtout des encouragements.
Je suis parfaitement consciente des faiblesses de ce premier tome (premier que j’ai écrit tout court d’ailleurs) et j’espère y remédier petit à petit. D’après mon cercle d’intimes, c’est le cas. Toutefois, j’attends avec une certaine impatience (et du trac également) les critiques de ce second opus qui confirmeront (ou non) cet avis.

JC : Deuxième opus qui sort cette semaine. Qu’est-ce qui attend les lecteurs ?
AHT2_petitFG : La suite des aventures d’Alexia se porte sur la meute de Conan. On va donc découvrir le monde des loups-garous : leurs traditions, leurs origines, leurs structures hiérarchiques… Et, bien évidemment, on va se pencher sur le couple Alexia/Conan. Beaucoup m’ont reproché d’aller trop vite, s’indignant qu’Alexia passe de Hunter à Conan aussi facilement. C’est un choix que j’assume entièrement et que vous pourrez comprendre au fur et à mesure des tomes. Rien n’a été écrit au hasard, je peux vous l’assurer.
Alexia et Conan sont bien assortis, il la comprend, la soutient et la réconforte comme personne. Toutefois, cet opus fera la part belle à une véritable enquête d’investigation pour arrêter un tueur en série. Dans ce cadre, nous ferons plus ample connaissance de la famille de Conan et nous comprendrons pourquoi il ne fait plus partie de la meute.
Quant à la fin du livre, je ne veux pas spoiler, mais disons juste que nous en apprendrons plus sur la vision de sa fille…

JC : Il y a cinq livres prévus dans la série, et tu as récemment terminé le quatrième. Est-ce que les premiers retours des lecteurs ont eu une influence sur ton écriture, sur la direction de l’intrigue dans ces derniers tomes ?
FG : Bizarrement, les suggestions de mes lecteurs portent surtout sur la forme plutôt que le fond de l’histoire. Mais dorénavant j’évite « d’expédier » l’action. On m’a également indiqué que mes descriptions manquaient de profondeur. Je plaide coupable. Je tente d’y remédier, mais je vous informe que j’ai horreur des étalages de descriptions qui n’en finissent pas et qui nous font oublier la précédente phrase du dialogue qui a eu lieu trois pages avant. Alors oui, je préfère laisser le lecteur imaginer sa propre version et les émotions de l’héroïne resteront toujours ma priorité. Je tente de trouver le juste milieu…

JC : Enfin, peux-tu partager quelques-unes de tes habitudes ou méthodes d’écriture ? Comment concilies-tu l’écriture avec le reste de ta vie ? As-tu un moment préféré pour écrire ? Qui sont tes premiers lecteurs ?
FG : Je me suis mise à écrire tout simplement car je n’avais plus rien à lire (vu le nombre de livres dans ma bibliothèque, cela parait plutôt improbable ; toutefois, c’est véridique). J’avais cette héroïne en tête depuis quelque temps déjà. Tout ce qui me manquait, c’était la motivation (je ne pensais pas être capable d’écrire tout un livre). C’est mon mari qui m’a boostée, et me voilà partie dans un monde fantastique où chaque créature a son importance. J’aime le surnaturel pour compenser ma réconfortante routine, je suppose… Tout est possible et, au moins, je suis la seule à décider du dernier mot de l’histoire.
C’est toujours un plaisir de repartir dans la construction de cette épopée, bien qu’entre un boulot à temps plein et mes deux enfants, je dois biens avouer que mon obstacle principal, c’est le manque de temps.
Alors le plus souvent c’est le soir, dans mon lit, en écoutant de la musique (les bandes originales de films sont ma meilleure inspiration : Braveheart, Le Dernier des Mohicans ou Oblivion plus récemment), que je couche mes pensées sur papier (enfin, façon de parler).
Mes premiers lecteurs et les plus fervents sont mes amis, bien évidemment, et ma famille. Cependant, j’ai également un véritable fan club à mon travail, qui me harcèle régulièrement pour savoir où j’en suis de l’écriture du prochain tome… Merci à tout ce petit monde qui m’a poussée à proposer La Prophétie d’Agata aux Éditions Laska.

JC : As-tu déjà d’autres projets d’écriture pour l’après-Alexia Hope ? Peux-tu nous en parler ?
FG : Des idées, j’en ai des tas, mais encore une fois, le temps joue contre moi…
J’ai en particulier l’envie d’écrire sur un monde post-apocalyptique. Un monde où un virus mortel aurait touché les trois quarts de la population. Les infectés ont 100 % de probabilité d’en mourir. Mais imaginons que tous les morts ne soient pas restés morts. Si une petite majorité d’entre eux avaient senti leurs cœurs repartir et revenaient à la vie… mais légèrement différents…
Je n’ai pas encore réfléchi au format ni à la forme, mais j’ai hâte de m’y mettre.
J’ai également une nouvelle en cours qu’il faudrait que je termine…

Toute la série Alexia Hope ainsi que le premier tome de la série Les Néo-Gaïens sont désormais disponibles chez tous les revendeurs.

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