Entretien avec Pauline Libersart

JC : Depuis quand écris-tu, et pourquoi avoir choisi la romance ?
PL : Depuis très longtemps, j’invente des histoires, je griffonne des bouts de dialogues ou de scène. J’imagine la suite des livres ou des films que j’ai aimés, mais, sans formation littéraire, je n’avais pas l’impression d’être capable de mener un projet à terme.
J’ai commencé à écrire réellement il y a un peu plus de trois ans, à une époque où ma famille vivait des moments difficiles. Quand on a des insomnies, l’écriture est une des seules activités qu’on peut pratiquer sans réveiller ceux qui dorment !
En tant que lectrice, je suis très éclectique avec un penchant pour les polars. Pourtant, quand j’ai pris la plume, la romance s’est vite imposée comme une évidence, peut-être à cause des circonstances. En tout cas, c’est le genre où je trouve le mieux à m’exprimer.
J’ai commencé à jeter des idées sur le papier un peu au hasard. Et puis je me suis challengée, je me suis dit : « Tu vas participer aux concours des Romantiques. Douze pages, tu en es capable. » Seulement, ma première nouvelle a dérapé. J’ai travaillé dessus deux ans. Aujourd’hui, elle s’appelle Dans la ligne de tir et c’est un roman qui paraîtra en avril prochain.

HommeSierra_petitJC : Ta première publication exclusive à Laska sera L’Homme de la sierra, à paraître en septembre. Peux-tu nous présenter l’histoire ?
PL : C’est un western qui se déroule dans la sierra Nevada en 1866, c’est à dire juste après la guerre de Sécession, à une époque où la région est encore sauvage. L’héroïne, Amélie, a été obligé de quitter le Sud et elle se retrouve seule dans l’Ouest, quasiment perdue dans les montagnes. C’est une vraie Demoiselle, elle n’est absolument pas préparée à ces rudes conditions de vie et elle en est consciente. Quand elle rencontre Dallas, un cowboy qui possède un petit ranch à proximité et qu’il lui propose sa protection , elle comprend très bien ce que cela veut dire, mais elle sait aussi qu’elle n’a pas le choix.
C’est une romance, mais j’ai aussi tenu à ce que cela soit un véritable western. Vous y trouverez des cowboys bien sûr, mais aussi des chevauchées haletantes, des fusils qui claquent, des Indiens, des desperados… et les paysages grandioses de l’Ouest.

JC : Avant d’écrire L’Homme de la sierra, ta plume s’était déjà faite remarquer via le concours de nouvelles annuel du site Les Romantiques. Pour un instant de vérité était ta première participation à ce concours ; qu’est-ce que cela t’a fait de terminer troisième du classement (sur un total de 17 nouvelles) ?
PL : J’avais toujours écrit pour mon plaisir, comme un passe temps, un hobby. Jusqu’à l’envoi de cette nouvelle au concours, je n’avais jamais fait lire un seul de mes textes à qui que ce soit. J’étais donc assez stressée et j’étais beaucoup plus à l’écoute des avis et des commentaires qu’à la recherche d’un classement. Quand on travaille toute seule dans son coin, c’est difficile d’évaluer la qualité d’un texte ou de voir ses défauts.
Au final, je suis d’autant plus fière de cette troisième place qu’elle s’accompagne d’un prix spécial attribué par l’équipe éditoriale du Webzine du site.

JC : Cette année, tu as remporté le concours avec Dommages de guerre, une romance située durant la Seconde Guerre mondiale. Tu as l’air aussi à l’aise en contemporain qu’en historique ! As-tu cependant des contextes, des périodes préférées ?
PL : J’aime l’histoire en général et après, je fonctionne au coup de cœur sur des périodes, des évènements ou des personnages qui n’ont souvent rien à voir entre eux.
La Seconde Guerre mondiale est une de mes périodes de prédilection, mais je suis aussi attirée par le haut Moyen Âge.
À une époque, je me suis passionnée pour Catherine II de Russie, ensuite j’ai eu ma période François 1er… En ce moment, je m’intérèsse à Rollon, le premier duc de Normandie viking.
Quand je lis un roman, j’aime que la période où il se situe soit un personnage à part entière. J’essaye de respecter ce principe quand j’écris.

JC : Travailles-tu sur un nouveau projet ? Peux-tu nous en parler ?
PL : J’ai plusieurs projets en cours. Certains sont déjà bien avancés, notamment une série contemporaine en trois épisodes ou une nouvelle qui se passe sous le Second Empire.
J’ai aussi décidé d’élargir le champ de mes possibles et je me suis lancée dans l’écriture d’une histoire fantastique, dans un univers totalement différent du nôtre et qui avance plutôt bien.

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