Entretien avec Victoria Jordana

Entretien avec Victoria Jordana

Cet été, vous avez été nombreux à découvrir la première nouvelle d’une jeune auteure, Victoria Jordana. Au milieu de son emploi du temps chargé, elle a finalement trouvé le temps de répondre à des questions posées par l’auteure Amélie Voyard-Venant et l’éditrice, Jeanne Corvellec.

Amélie Voyard-Venant : Bonjour ! Quel joli nom, Victoria Jordana… est-ce un pseudo ? Si oui, comment t’est-il venu ?
VJ :
Bonjour, Amélie Voyard-Venant, je te remercie pour le compliment concernant mon nom, lequel n’a pas été inventé, puisque Victoria et Jordana font réellement partis de la courte liste des prénoms que je porte. Je n’ai fait que les inverser dans leur ordre et les assembler afin de m’en servir comme nom de plume.

AV : La Promise du vicomte est-elle ta première incursion dans la romance historique ? Qu’est-ce qui te l’a inspirée ?
VJ :
La Promise du vicomte n’est pas ma première incursion dans la romance historique. Auparavant, j’ai entrepris l’écriture d’un roman dont l’intrigue se situe au XIXe siècle et qui est actuellement en cours de correction. J’espère avoir la possibilité de le soumettre aux Editions Laska l’an prochain.
L’inspiration de la nouvelle m’est apparue lors d’un trajet en train, lorsque ce dernier roulait sous une pluie torrentielle. Dans le wagon se trouvait une magnifique jeune femme blonde, dont les charmes avaient quelque chose de délicieusement ancien. J’ignore pourquoi, mais l’envie de créer une héroïne à partir de cette inconnue m’a aussitôt habitée. C’est comme cela qu’Apollonia est née… puis, de fil en aiguille, l’histoire s’est constituée.

AV : Qu’est-ce qui t’intéresse le plus, dans la romance en général, et la romance historique en particulier ?
Promise_petitVJ :
J’aime m’abreuver de sentiments nobles et grisants à travers les mots, me perdre sans retenue dans le cœur de romances uniques, les vivre éperdument, les unes après les autres, aux côtés de personnages fantasmagoriques. Si la romance historique m’attire particulièrement, c’est parce que le cadre de plusieurs époques me paraissent bien plus familiers que celui du XXIe siècle. Je nourris une passion intarissable pour les voyages émotionnels, mais ce que je prise par-dessus tout sont les aventures dans le temps.

AV : As-tu des recommandations de lecture en romance historique, ou en historique tout court ? Des auteurs que tu affectionnes ?
VJ
 : Pour la romance historique, j’aime beaucoup les classiques, tels que Les Liaisons dangereuses, La Princesse de Clèves, La Dame aux Camélias et tant d’autres, mais j’affectionne particulièrement les Aventures & Passions. En outre, je suis une admiratrice incontestée de Mireille Calmel, Sarah Dunant et Juliette Benzoni, dont les œuvres ornent principalement ma bibliothèque.

AV : Pourquoi avoir choisi cette période ? Y a-t-il d’autres moments de l’Histoire française qui t’inspirent ?
VJ :
J’ai choisi cette période en souvenir de la Journée Grand Siècle 2013, organisée une fois l’année au château de Vaux-le-Vicomte, lors de laquelle j’ai pu fleurer l’atmosphère du XVIIIe siècle, tout en ayant le privilège de me mettre dans la peau d’une marquise.
La Renaissance est également une période que j’affectionne ardemment. D’ailleurs, la plupart de mes futurs écrits se situeront à cette époque.

AV : Et enfin, ma question fétiche : quels sont tes petits trucs, tes petites habitudes autour de l’écriture ?
VJ :
Lorsque j’ébauche un roman, j’aime m’immerger dans la musique renaissante, classique ou jazzy, car elle est ma principale source d’inspiration. Elle m’aide à rythmer mon histoire, m’insuffle une énergie particulière qui me permet de donner plus de force et de couleur à mes écrits.
Souvent, il m’arrive d’élaborer une fiche de présentation pour la totalité de mes personnages et des lieux qu’ils fréquentent au cours de l’histoire. Parfois, lorsque cela est réalisable, je tente de m’habituer à leur style de vie ; par exemple, lorsque l’intrigue se déroule au XVIIIe siècle, j’essaie d’expérimenter la nourriture que les gens mangeaient en cuisinant des mets à partir d’anciennes recettes, afin de donner plus d’authenticité au goût que ressentent mes personnages au moment où je l’évoque dans le récit. Cela m’offre une belle expérience. J’ai à la fois la sensation de voyager par le biais des sens et de m’impliquer plus rigoureusement dans mon projet.

Jeanne Corvellec : Fais-tu beaucoup de recherches pour tes fictions historiques ? Quelles sont tes sources, tes méthodes ? Comment t’organises-tu entre ces recherches et l’écriture à proprement parler ?
VJ :
Oui, je fais énormément de recherches pour mes fictions historiques. Il m’arrive souvent de me rendre à la bibliothèque et de me plonger dans des manuels traitant du mode de vie d’une époque spécifique.
Je m’efforce d’être fidèle à l’Histoire, à la réalité du passé. Je considère qu’il est essentiel et glorifiant pour l’écrivain d’apporter à ses lecteurs un savoir authentique, transmis au moyen d’une aventure fictive. C’est également une manière passionnante de combiner les temps perdus, mais toujours vivants en nous grâce à l’héritage de nos ancêtres, à un imaginaire atemporel.

JC : Le vrai Simon de Morey aura-t-il droit à sa propre histoire ?
VJ :
Actuellement, je n’ai pas de projets concernant Simon de Morey, mais je songe toutefois à une suite pour Apollonia et Christophe.

JC : As-tu d’autres projets aboutis dont on pourrait entendre parler bientôt ?
VJ :
J’ai achevé le premier tome d’une longue romance moderne, tandis que je travaille actuellement sur une romance historique se situant à l’époque de la Renaissance italienne. Ce projet m’enthousiasme grandement et il me tarde de vous la faire partager.

La nouvelle de Victoria Jordana, La Promise du vicomte, est disponible chez votre libraire en ligne.

Laisser un commentaire