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Auteur Discussion:Que penser de l’auto publication ?
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Publier Que penser de l’auto publication ?
le: 09/11/2012, 04:48
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Bonjour,

Si j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir consacrer du temps à l’écriture, c’est avant tout dans le but de développer une sorte de rétrospective de ce que la vie m’a plus ou moins démontré. Reste à trouver le moyen de communiquer cela au + grand nombre… c’est là il me semble que peut résider l’intérêt d’un débat sur ce forum. Je reste conscient de devoir mettre de côté toutes prétentions intéressées si je souhaite favoriser la diffusion de mes messages philanthropiques.

À ceci, @joannv m’a répondu fort judicieusement cela : « Si je peux me permettre, (auto)publier son roman dans l'espoir d'intéresser un éditeur classique est comme se tirer une balle dans le pied. Les éditeurs (pour la plupart) cherchent des textes qui n'ont pas encore été lus/publiés. À moins, comme je le disais, d'avoir un gros buzz et de vendre des milliers d'exemplaires par le bouche à oreille, une fois mis en ligne, faudra/it penser à un autre texte pour soumettre aux éditeurs que celui-là est déjà "condamné". »

Sa réponse est d’autant pertinente que je lui donne raison en un sens : celui de la promiscuité entre certains choix qui peuvent se révéler fatals (comme souligné).

@Jeanne, me répondant ainsi, « Vous parlez d'un sujet intéressant, qui vaudrait peut-être le coup d'être discuté à part. J'ai moi-même des arguments pour et contre une telle démarche d'auto-édition. » … est aussi à l’origine de ma démarche.

Alors … Ce serait utile que nous débattions de ce que réciproquement nous avons vécu en ce sens

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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 09/11/2012, 08:55
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Modération : cette réponse venait de Jo Ann, il me semble ?

Je lis des auteurs auto-publiés de la même façon que je lis des romans d'auteurs publiés de manière classique, sans réelle distinction. Bien sûr, étant correctrice (en plus d'écrivain), parfois je tique à certaines lacunes et je le fais savoir si je le peux.
L'auto-publication est encore marginale parce que n'importe qui peut se le permettre avec les plateformes d'impression et cela pose un tort à tous les autres qui travaillent réellement leur livre avant de le mettre en ligne (j'entends par là : qui se font corriger, qui ont une mise en page aux normes, etc.). Et ceux qui font de l'a.-p. comme des pros seront condamnés par tous ces premiers jets non travaillés. Heureusement, il y a des auteurs qui sortent du lot. 🙂

Roshieru-
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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 09/11/2012, 13:12
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En fait, on oublie souvent que de grands auteurs, dans tous les genres, se sont auto-publiés. Dans la poésie, il y a Rimbaud. Alors, bien sûr, aujourd'hui c'est plus facile et il y a donc plus de mauvais textes auto-publiés, mais cela ne signifie pas que tout est mauvais et je soupçonne même qu'il a plus de bons textes avant. Les gens pensent trop souvent qu'un texte auto-édité est un texte mauvais qui n'a pas trouvé d'éditeur. Certes, il y en a, mais pas que. Beaucoup de best seller ont été refusé de multiple fois avant de trouver un éditeur (ne serait-ce que Harry Potter). Par ailleurs, certains genres sont peu vendeurs et on peut, par choix, refuser de démarcher de petits éditeurs. On peut aussi avoir envie de maîtriser de A à Z la chaîne. Tout le monde n'est pas capable de travailler avec un éditeur car cela demande des compromis des deux côtés, donc autant éviter une catastrophe et s'auto-publier.

Et en même temps, je ne pense pas que l'auto-édition puisse totalement remplacer l'édition traditionnelle. Par exemple, j'ai pensé à l'auto-édition pour certains textes, mais c'est un tel bordel côté fiscal que j'ai abandonné pour le moment. J'ai une auto-entreprise, donc je peux déclarer pour l'aspect cotisations (sauf que ce n'est clair que si tu vends directement, si tu passes par un prestataire comme Amazon à qui tu cèdes une part, personne ne sait si ton CA est encore du commerce ou pas), par contre je ne sais pas quoi mettre sur ma fiche d'impôt, surtout que je n'ai pas d'activité principale... Je suis certaine que beaucoup d'auto-édités se retrouvent en situation illégale sans en avoir conscience, croyant vraiment tout bien faire, tout ça à cause du flou autour de ce statut. Travailler avec un éditeur, toucher des droits d'auteur, c'est plus simple. Alors sauf s'il y a des changements pour rendre plus clair le statut d'auto-édité en France, ce dont je doute, il y aura encore des éditeurs.

"Je veux bien connaître n'importe quoi, surtout si c'est recouvert de chocolat. Si ce sont des tablettes de chocolat recouvertes de chocolat, c'est encore bien mieux." Moi, dans un état normal.
[Mon nouveau blog en cours de construction]

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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 09/11/2012, 16:03
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Je suppose joannv, que vous parlez d’auteurs auto-publiés par fichier électronique… J’aime à penser dans ce cas que ceux restant assez conservateurs voyant qu’ils ont peu de chance de voir leur œuvre papier distribuée, compte tenu des coûts incontournables, peuvent néanmoins proposer des fichiers de qualité, dans le sens où ils ou elles sont allés jusqu’à la maquette papier. Cela dit, je comprends votre réaction devant certaine erreurs et autres lacunes qui apparaissent plus évidentes lorsque l’on n’a pas écrit ce qu’on lit. Il est aussi à espérer qu’en effet chacun qui se respecte, et utilise une plateforme d’impression prendra le soin de remettre « cent fois sur le métier ». Je crois pouvoir ajouter que des maisons comme Edilivre, regardent cela d’un peu plus près, notamment pour sa collection préférentielle. Même si ça reste de l’auto édition…

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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 09/11/2012, 16:06
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Bonjour Roshieru-Chan,

Du fait que je suis né à Charleville-Mézières où je vais encore plusieurs fois par semaine, il est évident que « L’homme-aux-semelles-de vent » est mon idole ! Mes propres écrits s’en trouvent fortement influencés ( de fait, je cite dans mon roman des endroits que connu Arthur Rimbaud avant moi, et où j’ai perçu des champs vibratoires ).
Cette parenthèse refermée, je vous rejoins de fait quand vous dites : « Par ailleurs, certains genres sont peu vendeurs » car ce fut le cas pour Arthur, et c’est aussi le mien…
Pour l’auto-édition, la position fiscale est à prendre avec sérieux selon la législation du pays où se trouve votre adresse administrative. En France il y a un montant limite pour ne pas être imposable sur ce type de revenu, mais sans autre activité que la micro entreprise, l’on passe systématiquement sous le régime des PME, donc plus question de bénéficier de la couverture sociale publique si l’on est plus affilié comme salarié = pertes de beaucoup de droits (dont le chômage) et déclaration obligatoire à l’URRSSAF et autres caisses dévoreuses...

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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 09/11/2012, 16:56
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Je ne parle pas uniquement des sites d'impression. Je connais des auto-publiés qui préfèrent passer par ces sites (financièrement parlant) et ils ne laissent rien au hasard (correction, typographie, graphisme, etc.). Il y a d'autres auto-publiés qui font appel à des imprimeurs tout ce qu'il y a de plus traditionnel. Puis il y a ceux encore qui montent leur livre, un par un, à la colle, dans leur garage. Il y a de tout. Pour moi, l'important, est le texte (correction, mis en page). La façon dont cela a été fait m'est indifférente.

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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 11/11/2012, 04:41
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J'ai été de ces gens qui "montent leur livre, un par un, à la colle, dans leur garage"; je faisais cela pour mes livrets de poésies que je proposais à prix coûtant lors d'événements régionaux. J'ai même disposé d'une vitrine quand, en tant que président fondateur de mon association, je gérais une mini galerie pour des peintres locaux.

Comme vous, j'attache beaucoup d'importance à la qualité de la maquette. J'en compte six à ce jour,qui sont entièrement issues de mise en page et correction personnelles, dont les deux premiers tomes de ma Romance.

Cela dit, pour des raisons de coût plus intéressant,les deux maquettes livre ont été imprimées par Lulu. com., et si la dernière est encore d'ordre privé, il y a de fortes chances pour que je décide de placer aussi la première (obtenue il y à moins de deux mois) sous le coup de la même classification, puisque vierge de vente pour le moment en dehors de mes propres achats (ceci devrait la garder disponible pour l'édition classique). J'ai d'autre part entre les mains depuis deux mois, un contrat de la maison Edilivre. Ils m'ont relancé, mais je n'arrive pas à me décider... Car là aussi, ca ressemble fort à de l'auto- publication? C'est d'ailleurs pour cette raison parmi d'autres que j'ai lancé ce débat.

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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 11/11/2012, 07:05
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Edilivre n'est pas une maison d'édition, mais un prestataire de services. Autant garder tes droits avec Lulu, si tu signes et ensuite veux rompre, tu dois payer une somme que tu ne gagnerais jamais avec eux. *Ne signe pas*

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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 11/11/2012, 07:21
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Citation de joannv le 11/11/2012, 07:05
Edilivre n'est pas une maison d'édition, mais un prestataire de services. Autant garder tes droits avec Lulu, si tu signes et ensuite veux rompre, tu dois payer une somme que tu ne gagnerais jamais avec eux. *Ne signe pas*

Merci pour ce judicieux conseil. Il va de pair avec ma pensée.

L'article 8: Résiliation, prévoit en effet une pénalité de 450€ en cas de rupture du contrat durant les huit mois qui suivent la mise en ligne de l'ouvrage. Cela s'ajoutant à une réserve de 50 € sur d'éventuels droits d'auteurs issus des ventes.

Richard-
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Publier Re : Que penser de l’auto publication ?
le: 11/11/2012, 09:29
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A propos d'Edilivre (et autres du même acabit) : à vue de nez, ce n'est pas de l'auto-publication, mais de l'édition à compte d'auteur, donc à éviter (ou à fuir). La seule auto-publication valable, c'est celle qui passe par un distributeur (je ne vois pas comment contourner le distributeur), mais qui n'ajoute rien de plus à la chaîne de l'auteur au lecteur.

L'auto-publication est encore marginale parce que n'importe qui peut se le permettre avec les plateformes d'impression et cela pose un tort à tous les autres qui travaillent réellement leur livre avant de le mettre en ligne (j'entends par là : qui se font corriger, qui ont une mise en page aux normes, etc.).

Pas sûr. Les auteurs indépendants capables de produire une couverture et une accroche (l'équivalent de la quatrième de couverture, mais comment la désigner sur un e-book ?) de qualité professionnelle ne seront pas forcément pénalisés par les œuvres indépendantes moches et mal fichues, puisque leur apparence offrira déjà les premiers gages de sérieux. Les livres sont, après tout, jugés sur leur couverture.

Si je peux me permettre, (auto)publier son roman dans l'espoir d'intéresser un éditeur classique est comme se tirer une balle dans le pied. Les éditeurs (pour la plupart) cherchent des textes qui n'ont pas encore été lus/publiés. À moins, comme je le disais, d'avoir un gros buzz et de vendre des milliers d'exemplaires par le bouche à oreille, une fois mis en ligne, faudrait penser à un autre texte pour soumettre aux éditeurs que celui-là est déjà "condamné"

Pas sûr non plus. Les délais sont très, très longs pour les auteurs qui passent par une maison d'édition, facilement deux ans entre l'envoi du manuscrit et la publication effective, et c'est une estimation basse. Donc finalement, mettre une œuvre en ligne et attendre qu'elle attire des lecteurs n'est pas forcément plus lent... Enfin, c'est théorique. Le numérique est arrivé en France en Noël 2011 à peu près, il y a à peine un an (date à laquelle, du moins, les grands distributeurs culturels, Cultura FNAC Virgin, ont commencé à promouvoir les liseuses et à leur offrir des emplacements visibles sur les présentoirs). Trop tôt pour avoir des données concrètes.

Ce qui est sûr, c'est que les Wool et autres Amanda Hocking français ne sont pas encore apparus (deux exemples qui ont connu le plébiscite en e-book et qui ont ensuite reçu une offre de l'édition traditionnelle). Compte tenu de la taille réduite du marché français, et de la résistance (présumée ?) des francophones à la lecture numérique, en existera-t-il ?

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