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Auteur Discussion:Témoignages intéressants
Jeanne
Modérateur
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Publier Témoignages intéressants
le: 24/09/2013, 11:58
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Je suis tombée sur ça il y a quelque temps, j'ai trouvé ça informatif et drôle par moments. Un auteur publié parle de l'édition : http://www.ian-irvine.com/publishing.html.

Il est Australien et à certains moments, il dit des choses qui sont spécifiques à l'édition en anglais, mais il compare aussi les différentes éditions anglophones, ce qui est en soi intéressant pour avoir du recul. Cela concerne aussi beaucoup l'édition papier, que nous ne faisons pas encore à Laska, mais ça pourrait venir bientôt... 🙂

Morceaux choisis :

But writing talent isn't nearly enough; thousands of people have it. To succeed, you have to write the best story you possibly can, for the genre you're writing in, and be professional in every other way. It's the writers who work hardest at every aspect of their craft, and never give up, that get there.

If you want to be a successful writer, be prepared to work as hard, and as long, as if you wanted to be a violinist in an orchestra, a professional cricketer or, God forbid, a lawyer.

Publishing is a competitive and low profit business, and no publisher can afford to pay people to read manuscripts. Some publishers no longer look at unsolicited manuscripts – they simply return them if postage is provided, or shred them if it isn't. Where they do look at manuscripts, it will only be the professionally presented ones – perhaps half the total. Of that 2,500, say, 90% will be rejected on the first page and 98% by the end of the first chapter.

These are the most common reasons that fiction manuscripts are rejected:

    The writer simply can't write;
    The writer has written a first draft and submitted it without bothering to edit it. No professional would submit a first draft;
    The storyline and characters are directly recycled from well known novels, TV shows, movies or computer games;
    It's not a story, just a series of unrelated events; or it's a polemic or rant, or a poorly disguised religious tract
    It's grossly violent, libellous, pornographic, depraved or offensive, or off-the-planet weird;
    It's not appropriate for the publisher you sent it to, or their publishing schedule is already full; or
    The public simply aren't buying that kind of stuff at the moment.

Australian and British publishers will generally consult you about the covers, though they won't necessarily adopt your suggestions, which is fine. They ought to know what constitutes a good cover in their marketplace. American publishers may not consult you at all, which isn't as bad as it sounds. American covers are so different to Australian and British ones that you may not have anything useful to contribute. eg, American fantasy covers without people on them rarely succeed, whereas to the Australian and British eye such covers often look cute or twee. Australian or British publishers may ask you to provide copy for the blurb. American publishers will probably write their own and may change the title to suit their own sensibilities or markets.

if you've got months to spare and at least $10,000 lying around with nothing to spend it on, you could consider self-publishing.

Sales and marketing are both very expensive, and most books aren't going to sell enough copies to justify much more than the minimum expenditure (i.e. an entry in the monthly sales catalogue).

Promotion doesn't increase the size of the market - all it can do is influence people to spend their money on your book rather than someone else's.

To become a successful author, you have to establish your name as a brand that the reading public can trust. If they spend twenty bucks on your book, they expect to get their money's worth of entertainment. If they don't, your readers will feel ripped off and tell their friends what a rotten book it was.

Besides, most people who read popular fiction don't read reviews.

Your loyal readers want more of the same and they'll be unhappy if they don't get it. Switch genres and you can expect to lose 90% of your readers, no matter how good you are in the new genre.

But always remember that you're competing with all the other writers in your genre, in the world, and you're only as good as your last book.

If all this is so disheartening that you plan to give up, you probably weren't meant to be a writer - you just don't want it enough.

N'hésitez pas à partager d'autres pages du web dont vous pensez que les auteurs peuvent apprendre ! Je suis curieuse d'en lire le maximum. 🙂

Mon blog : Romanceville, où les histoires d’amour finissent bien

Richard-
Arlain
... beaucoup
Messages: 56
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Publier Re: Témoignages intéressants
le: 25/09/2013, 03:14
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Intéressant, mais très critiquable sur bien des points.

if you've got months to spare and at least $10,000 lying around with nothing to spend it on, you could consider self-publishing.
Tout simplement faux. Et ridicule. Il y a eu des idiots pour dépenser ce genre de sommes dans l'autopublication, oui, cela ne signifie pas que c'est nécessaire. Je ne pense pas que Pauline Doudelet, par exemple, ait dépensé de telles sommes.

The public simply aren't buying that kind of stuff at the moment.

Qui sait ce que veut le public ? L'histoire de l'édition est remplie de succès immenses, rejetés cinquante fois avant d'enfin trouver public. Pensons à Harry Potter.

Et les auteurs auto-publiés qui proposent au public leurs œuvres les moins faciles à classifier les vendent quand même. "Le public n'achète pas ce genre de chose" n'est qu'une excuse d'éditeur et signifie réellement "nous ne savons pas quoi en faire".

No professional would submit a first draft
Dean Wesley Smith se vante de le faire. Il s'est même mis en scène, cet été, en train d'écrire un roman en dix jours ; un roman qu'il rend ensuite et sur lequel aucune correction éditoriale ne semblait prévue.

If they spend twenty bucks on your book, they expect to get their money's worth of entertainment.

C'est bien trop cher pour un livre. La déception est quasiment automatique, à ce prix. Et qui a le budget pour des livres à 20 euros ? La lecture ne devrait pas être un goût de luxe, et Jeanne ne me contredira pas.

most people who read popular fiction don't read reviews.
Faux. Surtout en romance. Les lectrices de romance forment une communauté particulièrement active, qui aime discuter, commenter et critiquer.

Edit : par contre, si on parle des critiques professionnels, ceux qui écrivent dans les journaux, ils sont certainement en perte de vitesse face à la concurrence d'Internet et des fandoms.

always remember that you're competing with all the other writers in your genre, in the world, and you're only as good as your last book.
Complètement idiot. Ce n'est pas une compétition. La compétition se situe entre la lecture et d'autres formes de divertissement. Plus il y aura de bons auteurs dans un genre, mieux ce genre vivra et prospèrera. Ce n'est pas le seul facteur qui joue dans la prospérité d'un genre, certes.

C'est cohérent du point de vue de l'écrivain dont les livres sont à 20 euros : là, oui, le lecteurs n'achèteront que peu de livres par mois. Un ? Deux ? Sûrement pas cinq. Mais quand la lecture est à un prix raisonnable, 5 euros par livre disons, la compétition est largement moins importante.

De plus, "vous n'êtes pas meilleur que votre dernier livre" correspond à la situation de 2007, quand un livre avait une durée de vie très courte puis disparaissait. En 2013, c'est faux : les anciens titres d'un auteur restent disponibles. Et puis, dans le cas des séries, la popularité d'une série ne dépend pas autant de son dernier titre.

En bref, cet écrivain me semble bloqué en 2007, et pas mal de choses ont changé dans l'édition anglo-saxonne depuis cette date (c'est moins le cas pour l'édition francophone). Suivant moi-même le contexte anglo-saxon depuis quelques années, je pense que cet écrivain se trompe sur la plupart des points et offre des conseils souvent mauvais, voire dangereux. Il se base sur des préjugés erronés et des connaissances obsolètes.

Dans son monde, les éditeurs sont indispensables et il faut leur laisser tout pouvoir, les éditeurs sont compétents dans leur domaine (et je parle de la compétence des éditeurs US), le marketing est indispensable au succès, les livres coûtent 20 euros et sont forcément en papier (pas un mot sur le numérique), la littérature appartient aux critiques littéraires et aux gens cultivés... Il a besoin de se réveiller.

Jeanne
Modérateur
Messages: 545
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Publier Re: Témoignages intéressants
le: 27/09/2013, 12:29
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Bien sûr que cela reste son expérience, et n'est pas généralisable à l'entièreté de l'édition ! Ce n'est pas vraiment le débat tant c'est une évidence.

En attendant, les auteurs qui témoignent soi-disant de contre-exemples font aussi état de leur seule expérience non-généralisable, et n'ont donc à cet égard pas plus "raison" que quelqu'un qui a connu quelque chose de différent. Tous les points de vue sont valides, et ce n'est que la réunion et la confrontation du plus grand nombre d'entre eux qui peut nous donner une vue réaliste d'ensemble (d'où mon appel à "d'autres témoignages") ; certainement pas le fait d'en prendre un pour vérité révélée et de rejeter tous ceux qui semblent le remettre en question.

Je trouve beaucoup de choses que dit Dean Wesley Smith également "intéressantes", mais quant à qualifier toutes ses pratiques de "professionnelles", justement, cela reste à voir (ou du moins, est une question de ressenti subjectif). Je n'achèterai jamais un de ses livres, et la raison que tu mentionnes n'en est qu'une parmi bien d'autres. Chacun place ses standards où il le souhaite, lecteur, auteur, éditeur.

J'ai déjà précisé, je crois, que cet auteur parlait de papier, alors oui, les coûts sont différents du numérique, bienvenue dans la réalité... Après, tout le monde qui vit dans le capitalisme sait qu'on peut toujours faire des coupes odieuses partout et les justifier par des prétextes fallacieux. Cela n'en fait pas un argument à mon sens.

Et enfin, bien sûr qu'il parle des critiques professionnelles dans des journaux et magazines réellement distribués ! Que tu puisses en avoir douté me fait me demander si tu as réellement lu ce texte avant de prétendre que tu en sais plus que l'auteur...

"twenty bucks" n'est pas "20 euros" !! Franchement, là, tu te décrédibilises... Partant du fait qu'il est australien, 20 $ AU = 13,75 €, et même si l'on présume qu'il s'adressait aux Américains, 20 $ US = 14,77 €. Ceci étant établi, tu es peut-être un lecteur de livres de poche ou de paperbacks, comme moi d'ailleurs, mais ce marché est loin d'être le seul dans l'industrie du livre.

Non seulement beaucoup de livres paraissent uniquement ou d'abord en hardcover, et les prix dépassent alors allègrement les 15 $ : A Feast for Crows est recommandé à 28 $ US / 38 $ CA et par contraste, un petit roman YA qu'on m'a offert, à 16,99 $ US / 18,99 $ CA (la littérature "jeunesse" est toujours moins chère, car bénéficiant d'un plus grand tirage). Et ensuite, il y a les "trade paperbacks" qui tournent généralement autour des 15-20 $ (j'en ai trouvé un dans notre bibliothèque à 16 $ US / 24,50 $ CA, qui doit dater d'une époque où notre monnaie était particulièrement faible... ouch !).

Je ne sais pas comment c'est en Australie, mais d'expérience, les Britanniques n'ont pas fort de paperbacks cheap à l'américaine : uniquement des hardcovers ou des trade paperbacks. Ainsi, j'ai un certain nombre de livres achetés en Angleterre que je considère comme des livres de poche et d'une édition totalement basique, sauf que le prix conseillé sur la couverture dit "19,99 $ CA" (pour Burmese Days, roman de George Orwell). Voilà tes "twenty bucks". Je ne dis pas que c'est bien, mais c'est clairement la réalité, et je ne sais pas d'où tu sors pour le contester...

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