Imperfections

Imperfections

J’ai découvert la romance avec un soulagement immense, quelque chose qui me manquait sans que je m’en rende compte. Cette littérature qui parlait de sexe sans euphémismes ni fondus/enchaînés ni honte ni sarcasme. Cette littérature qui se consacrait à cet aspect pas du tout important de relations humaines ni fréquentes ni vitales, vous savez, l’attirance physique, le consentement, la sexualité, l’engagement affectif, la vie commune, les épreuves traversées ensemble…

Pourtant, dès le début, j’ai été agacé. Les héros, et dans une moindre mesure les héroïnes, me semblaient ridicules dans leur maudite perfection. Et ça s’est un peu arrangé en lisant davantage, j’ai réussi à trouver des héro(ïne)s imparfait(e)s… rarement.

Je ne parle pas de défauts cools, comme un traumatisme de guerre (PTSD). Ce qui, dans la vie réelle, n’a rien de cool, mais devient en romance le genre de blessure sexy qui exige l’amour d’une héroïne pour guérir. Pratique, mais devant bien des livres, je reste dubitatif. Ou encore un héros battu par son père (comme la moitié des héros en historique), qui surcompense dans la galanterie et la chevalerie pour prouver qu’il n’a rien à voir avec son père. Et peu importe que, dans la vie réelle, les violences familiales soient très souvent reproduites par la génération suivante et trouvent très souvent leur origine dans la génération précédente ! Statistiquement, tous les héros de romance concernés brisent le cycle, bien sûr. Encore une fois, je conserve souvent quelques doutes à la lecture.

Bref, les héro(ïne)s de romance sont autorisés à avoir des défauts assez dramatiques (mais rarement traités de façon convaincante). Plus rarement, ils traînent des problèmes différents et souvent mieux traités : alcoolisme, toxicomanie, difficulté d’être homosexuel dans une romance contemporaine, voire difficultés sexuelles… Les auteurs qui se lancent sur ces thèmes sont plus audacieux et dans l’ensemble, ils font l’effort de s’informer, de ne pas prendre leur sujet à la légère. J’admire le courage et l’exigence des nombreuses auteures qui se sont penchées sur ces sujets avec beaucoup de respect, comme Janice Kay Johnson ou Suzanne Brockmann.

Par contre, les protagonistes de romance sont souvent dotés d’attributs… hollywoodiens. Ils sont physiquement parfaits, d’abord. Jeanne, avec qui j’en ai parlé, me répond qu’ils sont vus par les yeux de l’autre, donc par un point de vue subjectif qui porte la marque de cette attraction. Certes ! Mais subjectives ou pas, les descriptions ne laissent aucune possibilité d’imaginer des poignées d’amour, de la cellulite, une calvitie plus ou moins prononcée, bref le genre de choses qui arrive aux personnes réelles. L’amour rend aveugle, mais peut-être pas à ce point, quand même. Non, la romance se situe presque toujours dans un petit monde imaginaire, préservé des laids et des moins-que-mannequins. C’est encore plus vrai pour les héros, car parfois les héroïnes ont le droit d’apprendre à être attirantes malgré leurs imperfections physiques (je n’ai aucun exemple de l’inverse en tête).

Ne parlons même pas de la pauvreté, ou à l’inverse, du fait bien trop banal qu’on peut difficilement être toujours disponible et pourtant occuper des fonctions importantes. Un duc ou un comte n’a presque jamais d’obligations concrètes, voyons ! Il peut toujours agir à sa guise sans conséquences. Un milliardaire, ce n’est qu’un type qui dépense des milliards et vit dans le luxe. Ne nous demandons pas d’où viennent les milliards.

J’aime la romance, j’en lis en grande quantité, et maintenant j’en écris. Cela ne signifie pas que je ne ressens pas tous ces petits agacements devant les facilités si communes dans ce genre (et tous les genres ont leurs facilités agaçantes, bien sûr).

Je comprends aussi l’envie de s’échapper de la réalité, de rêver un monde plus facile, plus beau, moins trivial. C’était le sujet de l’article d’Erin Satie, Evasion(s) de la réalité. Mais je ne recherche pas forcément cette évasion. Ou du moins, j’aimerais reconnaître un peu mieux le monde dans lequel les romances se déroulent.

Alors, quand j’ai commencé à écrire ma première romance, j’ai fait des choix différents. Simon est le contraire d’un mâle alpha : ni confiant, ni autoritaire, ni un meneur-né. Clarice… Je vous laisse la découvrir. Et pourtant, ils vivront heureux.

Je veux lire des romances qui autorisent leurs personnages à avoir davantage de défauts, et pas des défauts glamour. Je ne demande pas à toutes les lectrices de partager mes goûts, encore moins aux auteures d’écrire spécialement pour moi. Mais je vais écrire ce que j’aimerais lire.

J’espère que mes deux (premiers) Maladroits, malgré toutes leurs imperfections, grâce à toutes leurs imperfections, vous toucheront.

La novella contemporaine de Richard Arlain, Les Maladroits, est disponible chez tous les revendeurs.

12 commentaires
  1. C’est rare que je profite de mon avantage d’éditrice pour commenter un article avant tout le monde, mais je trouve ce sujet vraiment trop intéressant (et en plus, tu m’as citée de nom !).
    Je suis d’accord sans réserve sur un aspect des choses : les mauvais clichés. J’aime beaucoup les clichés revisités, mais les mauvais, ce sont ceux qui, justement, se voient copiés-collés ici et là, sans effort de la part de l’auteur de les justifier dans le cadre de leur histoire particulière. Leur cohérence et leur profondeur sont tenues pour acquises, et donc absentes dans les faits du texte en question. Je suis tombée là-dessus même chez des auteurs très reconnus et très suivis.
    Pour le reste… C’est vrai qu’il y a un stéréotype de ce qu’est la beauté de nos jours (et peut-être trop de conformisme à cet égard), mais j’ai quand même le souvenir distinct de nombreux héros qui ne sont pas « beaux à proprement parler », mais possèdent une sorte de charisme ou de magnétisme qui attire l’héroïne. Et ensuite, ce n’est pas parce qu’on ne parle pas d’une chose qu’elle n’existe pas. On ne suit pas les héros de romance jusque dans les toilettes ; cela ne signifie pas qu’ils n’y vont jamais. À l’inverse, presque tout le monde a des vergetures (même les mannequins !), mais je ne vois pas la nécessité de le mentionner. C’est banal, et potentiellement, c’est mesquin. En tout cas, je ne pense pas que la plupart des gens aient l’œil si aigu et si critique, surtout envers la personne aimée. J’ai tendance à croire que les gens qui s’arrêteraient à de telles imperfections (parce qu’on leur a lavé le cerveau à Photoshop ?) doivent être très insupportables au quotidien, et auront du mal à s’épanouir dans une relation intime, quelle qu’elle soit. Ai-je envie de lire ou d’écrire à leur sujet ? Pas vraiment. (Litote)
    Mais surtout, je pense qu’en parlant de « petit monde imaginaire », tu tombes dans l’excès inverse. Le problème de la romance (si tant est qu’on considère cela comme un problème), c’est la répétition. Tous les héros sont beaux, ce qui crée l’impression d’un monde peuplé de beaux héros. C’est flagrant dans le cas des dix mille ducs anglais des romances historiques, tous présumés vivre à la même époque (historiquement impossible). Mais ce n’est qu’une impression. En réalité, hormis le phénomène récent des séries, chaque héros vit dans un monde fictif séparé des mondes fictifs des autres héros, où chacun est le seul (ou presque) beau héros à la ronde. Dans cette perspective, être beau, riche et parfait n’a rien d’imaginaire.
    Après, c’est une question de milieu, de goût et d’expérience. Je trouve l’aspect classes sociales vraiment intéressant dans Les Maladroits, mais pour moi, c’est un autre monde. Ce n’est pas du tout « plus réel », car ma réalité n’a rien à voir avec ça. Ma réalité est beaucoup plus glamour, et je m’identifie donc davantage aux contextes qu’on trouve dans la romance contemporaine américaine. (Cela dit, j’apprécie aussi d’être dépaysée, justement.)
    Je vais m’arrêter là, mais ça m’inspire encore d’autres pensées plus personnelles, que je partagerai peut-être sur mon blog.

  2. TOUS les héros de romance sont musclés. Tous ceux dont je me souviens. Et c’est un élément objectif. Je suis sûr d’avoir vu des héros grands ou de taille moyenne (mais pas de petite taille. Du moins, ça ne me revient pas), massifs ou élancés, avec des gueules d’ange ou des gueules cassées. Ils sont TOUS musclés.

    Cela a un sens pour certaines professions (militaires, policiers), certes très répandues en romance. Mais la plupart du temps, ça me semble assez gratuit. Par contraste, les héroïnes ont le droit d’être, ou de se croire, physiquement imparfaite, et la romance les amènera à s’accepter elles-mêmes alors qu’elles sont acceptées par le héros.

    Dans le même ordre d’idée, les héros sont presque toujours hypercompétents (sans forcément que ça se voie dans leur comportement d’ailleurs). Un militaire fera forcément partie de l’élite. Un duc ne sera presque jamais qualifié d’incompétence dans la gestion de son domaine (ou alors de façon injuste), et boxera mieux que n’importe qui. Cela fait partie de l’obligatoire mâle alpha.

    Là encore, les héroïnes ont davantage de latitude dans leur compétence, surtout en historique où très peu d’entre elles sont de vraies dames (avec les convenances, les bonnes manières, etc… le profil de la dame « rebelle » est bien plus répandu). L’idée étant que le héros accepte l’héroïne telle qu’elle est. Il existe aussi le « trope » de l’héroïne qui a besoin de l’aide du héros.

    Ce que je voudrais voir plus souvent, c’est qu’on redescende un peu sur terre et que l’on accepte que les gens ordinaires existent. Et qu’ils méritent aussi qu’on raconte leurs histoires.

  3. Richard résume ma propre pensée tellement bien que je n’ai presque rien à ajouter sinon redire combien je suis d’accord.

    Il est vrai que lorsqu’on commence à lire de la romance on a tendance à sourire et à se dire « ce monde, ces gens ne pourraient pas exister dans la vraie vie ! »
    C’est la principale raison qui me fait préférer la romance historique à la romance contemporaine car si j’arrive à peu près à avaler les couleuvres de l’historique (trop de Ducs anglais, des physiques pas du tout en rapport avec les canons de l’époque, les anachronismes) j’ai plus de mal avec le contemporain.
    Quand j’ai écrit mon premier roman historique, j’avais la hantise de commettre une erreur, d’écrire une bêtise sur l’époque que je traitais. J’avais une vision du roman historique très rigoureuse ! En romance, on a plus de liberté, les personnages sont rarement en accord avec leur époque et les évènements historiques passent souvent en second plan.

    Maintenant c’est vrai, les personnages de romance doivent être charismatiques (pour ne pas dire beaux) Personnellement, j’aime quand les personnages sont beaux mais je me laisse tout autant emporter par des personnages imparfaits qui ont du charme. Dans le dernier Eloisa James que j’ai lu « La princesse au petit pois » le personnage féminin principal est ronde alors que sa soeur est mince. Elle traîne un peu cette « tare » comme un boulet alors que le personnage masculin lui, trouve ses rondeurs irrésistibles ! J’ai trouvé sympa que pour une fois, l’héroïne d’une romance régence ne soit pas une brindille. Trop souvent, les héros de romance, même historique, sont calqués sur nos critères de beauté actuels, ce qui est stupide puisque la plupart des époques exploitées par la romance ont préféré les femmes bien en chair aux minces (rondeur=opulence, minceur=pauvreté ou maladie).

    Quant aux muscles, peu d’aristocrates devaient être musclés, mise à part peut-être les militaires ? Que ce soit en historique ou en contemporain, j’imagine combien il doit être agaçant pour les hommes de voir immanquablement des mâles bodybuildés sur les couvertures de romances ! Moi qui aime les gringalets, j’avoue que cette déferlante de beaux guerriers musclés à mort ou de pompiers à la plastique virile me lasse prodigieusement (tout autant que les héroïnes filiformes qui,en plus, trouvent toujours le moyen de dépérir en cours de route et de perdre du poids ! Les filles qui ont du mal à perdre trois kilos me comprendront !) Hélas, comme la romance s’adresse principalement aux femmes, les héros masculins sont contraints de faire rêver, voire fantasmer les lectrices et un petit chauve bedonnant a rarement ce pouvoir !

    Malgré ces petites agaceries, on aime le principe de la romance et son sujet principal : l’amour ! Mais j’avoue que tout comme Richard, j’ai souvent envie de casser ces codes; d’autant que certains auteurs américains le font de plus en plus, ce qui est encourageant. Tout cela rejoint un débat que nous avons eu sur le forum, il me semble…

    • Charisme et beauté sont deux choses bien séparées. Churchill et Pierre Desproges n’avaient que le premier. Sean Connery, Al Pacino, Robert De Niro, des acteurs d’une autre génération, avaient une « gueule » (façon de dire qu’ils n’étaient pas conventionnellement beaux) mais cela n’a jamais rien retiré à leur talent ni à leur succès. En France, la bande du Lido, ou les Inconnus, n’était pas composées de mannequins mais d’acteurs très talentueux et charismatiques.

      Cela dit, dans l’ensemble, les femmes à l’écran ont davantage besoin de beauté et je ne vois pas beaucoup d’exceptions (Josiane Balasko du Lido, peut-être). Les hommes peuvent s’en sortir avec juste du charisme. Il me semble que c’est de moins en moins vrai, d’ailleurs, et que les jeunes acteurs ont une plastique de plus en plus « parfaite ».

      C’est sans doute parce que la pression sur l’apparence des femmes est si forte (et parce qu’il s’agit d’une littérature féminine) que la romance a déjà exploré le territoire des héroïnes « non-parfaites ». Celui des héros non-alphas, non-musclés, non-héros-de-films-d’action-plus-les-sentiments, beaucoup moins.

      « Hélas, comme la romance s’adresse principalement aux femmes, les héros masculins sont contraints de faire rêver, voire fantasmer les lectrices et un petit chauve bedonnant a rarement ce pouvoir ! »

      Mais c’est un préjugé sur les attentes des femmes, ça. Un préjugé très répandu, mais pas une réalité, ni une fatalité. Il existe d’autres formes d’attirance que l’attirance purement physique, et je les trouve sous-exploitées en romance.

  4. « J’ai découvert la romance avec un soulagement immense,quelque chose qui me manquait sans que je m’en rende compte. » écrit Richard. Ouais, bof, tant mieux, mais n’est-ce pas un peu exagéré?
    Des héros imparfaits? Je suis résolument pour. Les défauts physiques et les faiblesses de caractère rendent les personnages cent fois plus attachants et vrais. Place aux bigleux, aux bancals, aux chauves, aux timides, aux râleurs, aux ours mal léchés! Pour les héroïnes, je citerai Prue Sarn qui, malgré son bec de lièvre, parvient quand même à gagner l’amour du tisserand.

    • Non, ce n’est pas exagéré.

      Je note Prue Sarn, que je ne connaissais pas. Merci. Quant à ce « résolument pour »… chiche d’en écrire ?

  5. Tout est affaire de ressenti. Pour ma part, la romance rythme ma vie depuis 2010 et m’a procuré autant de satisfactions que de déceptions.
    Sarn (titre anglais: Precious bane), roman de Mary Webb est remarquable. Je l’ai lu dans ma jeunesse et je ne me lasse pas de le relire. Il m’a même inspiré une nouvelle (pas terrible!!!)
    Je pense aussi à Honor dans le « Général du roi » de Daphné du Maurier. Elle perd l’usage de ses jambes,suite à un accident de cheval, ce qui ne l’empêche pas de vivre une sublime histoire d’amour.
    J’ai déjà créé des héros imparfaits. Dans mon prochain roman Laska, les personnages ont leurs faiblesses. C’est encore plus marqué dans ma « Fiancée du tsar » où les deux personnages principaux sont loin d’être parfaits au physique comme au moral: héroïne courte sur pattes et chieuse, héros pas sexy, un poil sectaire et dépourvu d’humour.
    Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse, sous peine de ne plus faire rêver les lecteurs.

  6. Oui, lire de belles histoires avec de beaux héros c’est ce que recherche toute lectrice de romance non ?
    Ce que l’on peut critiquer c’est juste le côté « tous sur le même modèle » que nous offrent la plupart des auteurs. En fait, il faudrait qu’il n’y ait aucun interdit. Après, aux auteurs de nous faire craquer pour des héros imparfaits, de nous les faire aimer même s’ils n’entrent pas dans les sacrosaints critères de la romance (mecs musclés et grands, filles minces et intelligentes). Lorsque je commence une romance dont les héros ne me plaisent—a priori—pas des masses, je laisse la chance à l’auteur de me convaincre qu’ils peuvent me séduire au fil des pages. Je trouve injuste que certains lecteurs abandonnent un roman au bout de deux chapitres juste parce que les héros « ne les font pas rêver ». Seuls l’ennui, une histoire bancale, un style pénible à suivre ou des incohérences me font lâcher une lecture. Je me suis souvent retrouvée captivée malgré moi par des personnages improbables et des histoires qui paraissaient cousues de fil blanc et se révélaient surprenantes. La magie ne se trouve pas toujours là où on l’attend ! Certains romans aux personnages lisses et irréprochables m’ont laissée indifférente tant leur perfection donnait la nausée ! 🙂

  7. Pour ma part, je ne peux qu’approuver cet article car j’ai développé une sorte d’allergie à la plus-que-perfection. On ne la trouve pas qu’en romance, d’ailleurs, c’est très courant partout maintenant, un véritable trait de notre société actuelle où tout est retouché, maquillé, camouflé.
    Étant quelqu’un d’hyper défectueux par nature, j’ai beaucoup de mal avec les personnages qui sont beaux juste pour être beaux. Même s’il m’arrive d’en mettre dans mes textes (mais alors, en général, il y a anguille sous roche…).
    Dans mes lectures, ça me fait toujours du bien de trouver des personnages imparfaits, je les trouve beaucoup plus attachants, surtout s’il leur arrive des trucs formidables malgré leurs imperfections.
    Ça, ça me fait rêver !

    • Nous sommes (presque) tous imparfaits d’une façon ou d’une autre. Et nous subissons (presque) tous la pression liée à ces imperfections. Je ne vais pas disserter sociologie et publicité, mais une certaine idée de la perfection est présentée comme normale, et attendue de tous (davantage des femmes). Ce qui nous met tous en échec par défaut.

      Dans la réalité, les gens musclés ont besoin d’y consacrer du temps, ce qui dit déjà quelque chose sur eux. Pareil pour la perfection physique (peau, cheveux, vêtements…), qui demande de l’argent et des efforts (davantage attendus des femmes, encore une fois). Je ne critique pas ces efforts mais le choix de ne pas les faire, ou l’incapacité de les faire, peuvent devenir source de honte… dans la réalité. Et certaines choses, comme une orientation sexuelle hors-normes (et les normes sont étroites), ne peuvent tout simplement pa

      Et la fiction sur-représente, et renforce, cette perfection de façon très énervante (sans en montrer les inconvénients ni les conditions). En ce qui me concerne, Roanne, je suis d’accord avec vous : toute fiction qui se passe de ces héro(ïne)s parfait(e)s est une bouffée d’air frais.

  8. Erreur de manip… « tout simplement pas se changer ».

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