Lancer un groupe d’écriture

Lancer un groupe d'écriture

Initialement, cet article aurait dû s’intituler : compte rendu de la rencontre avec Suzanne Roy. Mais c’est un peu fade, comme titre, et puis pourquoi regarder vers le passé quand on peut se tourner vers l’avenir ?

Dimanche dernier était organisée une rencontre avec Suzanne Roy, l’auteure du roman contemporain Pour le meilleur et pour le pire (toujours troisième dans notre classement des ebooks les mieux notés) et de la nouvelle paranormale vampirique En enfer avec toi. Pour toute personne pouvant se rendre à Montréal, nous proposions la possibilité de discuter avec Suzanne, d’obtenir un aperçu de ses prochaines publications, des dédicaces, des marque-pages, voire d’acheter nos ebooks sans passer par un paiement en ligne.

Finalement, il n’y a pas eu de file de lecteurs espérant un autographe… Nous n’étions que cinq. Mais cinq personnes dont la plupart se rencontraient pour la première fois, qui se sont retrouvées dans une ambiance informelle et fort sympathique pour parler de romance, d’écriture, de contrats d’édition, de personnages, de tout et de rien. Pas vraiment un gros événement promotionnel, cette rencontre n’en a pas moins été une occasion chaleureuse et enrichissante. Et surtout, cela m’a confirmé l’intérêt et le bien-fondé de se voir de temps en temps en chair et en os, même quand on est très actif en ligne. La « vraie vie » a quelque chose en plus qui ne se remplace pas…

De toute évidence, nous n’avons pas encore un public tel à Montréal (et peut-être pas les moyens de le rejoindre) que des événements destinés avant tout aux lecteurs aient encore beaucoup de sens. Mais la communauté peut se créer de bien des façons, et cette expérience me donne le goût de tenter des événements plus orientés vers l’écriture. D’où le titre de l’article.

L’écriture est une activité solitaire, ce qui peut aisément faire tourner les auteurs en bourrique. Il fait du bien parfois de prendre du recul, de s’échanger des expériences, des anecdotes, de trouver des gens qui partagent nos étranges passions, d’avoir des avis extérieurs qui ne soient pas directement ceux des éditeurs qu’on convoite.

Je lance donc un appel à toutes les personnes intéressées à Montréal et dans les environs, pour que l’on crée ensemble un groupe d’écriture consacré à la romance. C’est très vague, dit comme cela, or j’ai conscience que nous allons avoir besoin de structure. Mais cette structure, j’aimerais que nous la construisions ensemble, afin que personne ne se sente moins à sa place qu’un autre.

En tant qu’éditrice, suis-je bien placée pour participer à un groupe d’écriture, par définition destiné aux auteurs ? À vrai dire, je ne compte pas y aller en tant qu’éditrice, mais en tant que personne qui a toujours aimé écrire, donner et recevoir des avis. Est-ce que ma position d’éditrice risque d’influencer ma participation ? Sans doute, mais dans le bon sens, j’espère, car j’ai d’autant plus de conseils et d’informations à fournir à un auteur qui chercherait à être publié.

Mais surtout, le but du groupe devra être de nous faire toutes et tous écrire de meilleures histoires et avancer dans nos « carrières » respectives d’auteur, et si chacun le respecte, je ne vois pas de conflit possible avec ce que l’un ou l’autre d’entre nous fait comme métier le reste du temps.

Avez-vous déjà fait partie d’un groupe d’écriture IRL ? Avez-vous des conseils sur l’organisation ou le format des rencontres ? Si vous ne l’avez jamais tentée, est-ce une expérience qui vous intéresserait ? Quelle serait votre motivation première en participant à un tel groupe ?

8 commentaires
  1. Personnellement, je ne sais pas ce que j’en tirerai. Je n’écris jamais accompagnée (dans le genre, j’apporte mon brouillon ou Wally et on écrit tous ensemble) et il y a les forums d’écriture. Mais j’adore rencontrer des amis/collègues autour d’un chocolat ou d’un repas. On discute d’écriture, de difficultés, d’objectifs, etc.
    Qu’est-ce qu’un groupe d’écriture apporterait de plus ? (Ou peut-être j’ai une idée erronée de la chose ?)

    • Aaaah, les forums d’écriture. J’ai lancé celui de Laska il y a presque un an, et je ne peux pas dire qu’il ait rempli la fonction que j’attendrais d’un groupe d’écriture. C’est délicat de forcer les gens à participer à un forum… S’ils ne postent pas de nouveaux sujets, s’ils ne participent pas, que peut-on y faire ? Les gens sont plus loquaces IRL, et au pire, c’est beaucoup plus simple et naturel de faire des tours de table pour s’assurer de la participation de chacun.

      Pour moi, un groupe d’écriture ne consiste pas à écrire ensemble (même si un groupe peut organiser une « retraite d’écriture » où le but est, pour le coup, d’écrire), mais à montrer ce qu’on écrit et obtenir du feedback. Indirectement, ça pousse donc aussi à avoir quelque chose de nouveau régulièrement. En ligne, c’est si facile de se défiler… J’en sais quelque chose. 😉

  2. Les rencontres, pour moi, c’est pour sortir de ma bulle, car écrire en groupe alors que chez moi, je ne mets ni musique, ni rien… c’est étrange. Surtout avec bébé… ça me paraît impossible (quoique…)

    Et toi, Jo, t’es tellement loin 😛

  3. Pour ma part, ça me plairait beaucoup, des rencontres entre auteurs et auteurs amateurs, que ce soit pour écrire, discuter de tout et de rien, de nos personnages, de nos histoires, des difficultés qu’on rencontre, ou même simplement de la vie autour de l’écriture, de l’édition, etc.

    Jo Ann, ça veut dire que tu envisages de venir nous rejoindre à Montréal?

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