Le Choix de la banshee

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Auteur : Fanny André

Genre : Bit lit, Romance fantasy, Démons
Longueur : Nouvelle (9 000 mots)
Sensualité : Doux

Pour Bane la banshee, Dorian est le pire coéquipier possible : un incube, créature au corps de rêve qui n’a de cesse de séduire toutes les femmes. Exactement le genre de comportement qu’elle et ses semblables châtient au quotidien. Et, évidemment, elle n’échappe pas à ses tentatives de drague lourdingues. Cela dit, c’est presque devenu un jeu de le remettre à sa place en utilisant ses pouvoirs.

Il faut dire qu’elle se le coltine depuis six mois ! Leur mission actuelle est un échec total. Pour preuve les deux armées qui se sont réunies dans cette prairie d’Écosse, prêtes à en découdre dès la nuit tombée : les leprechauns d’un côté, les brownies de l’autre. À moins d’un miracle de dernière minute, ce sera un massacre chez le petit peuple. Cependant, Dorian pourrait bien surprendre Bane…

« Dorian, ramène tes fesses ou… »

Alors que je prononçais ces mots à voix basse, une main s’agrippa à mon postérieur. Je glapis de surprise et me retournai pour rectifier le portrait à l’impudent, quand je rencontrai une paire d’yeux bleu lagon. J’aurais dû m’en douter. Il me sourit avec son petit air charmeur habituel et baissa la tête en guise de bonjour. Comme toujours, il avait les cheveux coiffés légèrement en bataille — disons-le clairement, le message subliminal recherché était « saut-du-lit-je-viens-de-baiser-comme-un-fou » —, mais de manière trop esthétique pour être honnête. En effet, nous, les filles, nous savons bien à quel point cela relève de l’impossible, du moins sans un gros travail. Il portait une chemise sombre, et une barbe de quelques jours dessinait sa mâchoire.

Ma carnation diaphane et mes yeux rouges annonçaient tout de suite la couleur : banshee. Chez lui, c’était un beau petit cul et une peau café au lait pour rehausser des iris clairs qui accompagnaient le package nommé incube. Ou « incube à tomber raide ». M’as-tu-vu au possible.

« J’ai fait au plus vite.

— Dorian…, grondai-je.

— Quoi ? Tu as bien dit : “attrape mes fesses” ?

— Je vais te faire si mal que tes ancêtres le sentiront passer !

— Ah, même si la promesse est tentante, je ne suis pas sûr que nous ayons le temps, ma belle. Et Dieu sait qu’avec toute la passion déclenchée par Fifty Shades chez les humaines, j’ai bien étoffé mon répertoire dans le domaine…

— Dorian ! Boucle-la ! Sale incube.

— Ne fais pas ta coincée, Bane. Même une banshee aime prendre du bon temps. Il n’y a que toi qui arrives à faire sonner le mot “incube” comme une insulte. D’habitude, j’entends plutôt de l’envie chez les femmes. »

Je soupirai en levant les yeux au ciel. Alors que je m’apprêtais à lui faire réellement ravaler son dentier, molaire par molaire, compliquant ainsi considérablement son boulot de dragueur professionnel, il reprit la parole :

« Tu n’as pas plus urgent sur le feu que de me rabattre le caquet ? J’adore nos préliminaires, mais…

— C’est bon ; stop. »

Un point pour lui : tel l’animal de base, il sentait le danger. Dommage pour moi, il ne possédait pas d’ancêtre opossum, sa technique était donc de me saouler et pas de faire le mort. Je ravalai ma répartie cinglante et rangeai ma mandale numéro cinq. Il n’avait pas tort. Si nous ne réglions pas le conflit qui couvait une centaine de mètres en contrebas, j’allais me faire virer.

J’avais été salement rétrogradée et, la prochaine fois, on m’attribuerait sûrement un partenaire encore plus déplorable que Dorian… si c’était possible, car le Ministère devrait chercher loin cette « perle ». Peut-être une Barbie ramenée à la vie par une sorcière sadique ? Non, ça ne serait jamais pire que de mettre en équipe une banshee et un incube. Duo témoignant déjà d’une belle inventivité. Perso, je ne captais toujours pas l’ironie.

Dorian, à mes côtés, s’était confortablement adossé au tronc et détaillait le paysage autour de nous, que l’obscurité gommait peu à peu. Le soleil déclina et passa derrière les collines. Vu la saison, nous aurions droit à une petite heure avant qu’il ne fasse réellement sombre. Déjà, l’atmosphère se fraîchissait. Enfin, nous parlons de l’Écosse, là ; ce n’était jamais la fournaise non plus. Les odeurs des arbres et des plantes s’épanouissaient tout autour de moi, parfumant la nuit de notes végétales.

Je soupirai et incendiai Dorian du regard — littéralement —, juste pour me défouler un peu.

« Arrête de m’allumer », souffla-t-il, en riant de sa propre blague.

« J’ai adoré cette nouvelle ! … Les joutes verbales entre Bane et Dorian sont savoureuses et piquantes et malgré leur nature d’êtres féeriques, ils sont proches de nous… Un véritable coup de cœur pour moi ! » – Les Reines de la Nuit

« … ce débordement de créatures en tout genre, cette touche de légende épicée aux vieilles croyances m’a fait son petit effet ! J’ai toujours aimé, depuis toute jeune, les légendes et ses créatures… » – Nessendyl

« J’ai passé un agréable moment avec cette nouvelle, comme j’aurais passé un agréable moment devant un épisode de série. C’est divertissant et mignon. » – La Lecturienne

1 commentaire
  1. Une nouvelle légère et pleine d’humour, dans un univers assez déjanté, auquel, personnellement, j’ai bien accroché. J’en lirais volontiers plus sur Bane et Dorian (la première en particulier), même si je trouve que l’histoire se tient très bien dans ces quelques pages. J’ai aimé la manière dont est gérée la romance, et l’intrigue de fond (dont je gardais des souvenirs du concours de nouvelles) m’a bien fait sourire, tout comme la voix de Bane !

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