Le sociofinancement, vous connaissez ?

Le sociofinancement, vous connaissez ?

« Sociofinancement », un joli mot inventé par les créateurs de Haricot pour traduire le mot anglais « crowdfunding ». Ce qui ne vous avance pas beaucoup si vous n’avez jamais entendu ce dernier ! De quoi s’agit-il donc ?

Par le passé, qu’on soit artiste, entrepreneur ou scientifique, on n’avait guère le choix : une grosse fortune devait accepter de nous financer, sans quoi l’on pouvait dire adieu à ses projets. Tout récemment, grâce au web, nous faisons une expérience inédite… Nous pouvons désormais entrer en contact et communiquer directement, spontanément, sans avoir besoin de l’intermédiaire d’une institution ou de bénéficier d’un certain milieu social. Pour lancer une compagnie, plutôt que d’aller chercher 10 000 $ d’un chez l’une des rares personnes qui les possèdent, on peut désormais aussi bien demander 10 $ à 1000 personnes… Car avoir 1000 connaissances dans la vie, c’est rare, mais toucher 1000 personnes via Internet, c’est possible !

Ainsi est né le crowdfunding, ou sociofinancement. On expose son projet, on dit de combien on a besoin, et chacun y allant de sa petite contribution, on atteint finalement l’objectif de financement. Précision qui vaut la peine d’être soulignée : tant que l’objectif n’est pas atteint, personne n’est débité. En d’autres termes, vous promettez une certaine somme sous réserve que suffisamment d’autres personnes en promettent autant. Une manière de ne pas faire partir d’argent dans toutes les directions, et de ne financer que les projets solides, sérieux et ayant su convaincre un grand nombre de personnes.

D’un autre côté, si un projet espérait 1 500 $ et que les promesses de dons n’atteignent que 1 400 $ au moment de l’échéance, ce projet ne recevra absolument rien… Ce qui est dommage, bien que cela fasse partie du jeu ! On parle du principe du « tout ou rien ». En échange de votre don, l’entrepreneur ou l’artiste est également tenu de vous promettre une récompense. Celle-ci n’est parfois que de l’ordre du symbolique, mais dans le concept du sociofinancement, il y a aussi le plaisir d’avoir contribué à l’essor de beaux projets dans sa communauté !

Parmi les sites de sociofinancement, on peut citer Kickstarter aux US, Ulule en France, et maintenant Haricot au Québec ! Depuis sa création, cette jeune plate-forme a permis de financer trois projets, ayant réussi à réunir un total de 8 460 $. Pas mal pour des contributions volontaires !

Enthousiasmées par l’idée de Haricot autant que poussées par l’envie de mieux payer leurs nombreuses collaboratrices (correctrices et graphistes de formation), les Éditions Laska ont décidé de tenter leur chance sur ce site web coloré, dont les principes correspondent si bien aux siens. 600 $, voilà le modeste objectif que nous nous fixons… soit 60 dons de 10 $, ou 30 dons de 20 $, ou 12 dons de 50 $. On devrait y arriver, qu’en pensez-vous ?

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