Les créatures mythologiques et moi

Les créatures mythologiques et moi

Parmi mes nombreux sujets de prédilections, les créatures mythologiques, synonymes d’imaginaire et d’évasion, font partie des plus anciens et ce sont d’elles dont je vais vous parler aujourd’hui. J’ignore à quand remonte ma fascination pour elles. Je les ai toujours trouvées captivantes, et leur histoire est en général très intéressante.

Mon trio gagnant, c’est : licorne, phénix et dragon (et pour prouver ma dévotion, ou ma folie selon le point de vue, j’en ai deux en tatouage). Pourquoi j’aime autant ces créatures ? Difficile de donner une réponse simple. Je crois que c’est un mélange.

Tout d’abord, ces créatures mythologies sont bien souvent très belles, elles sont fascinantes et défient les lois de la nature (la chimère : hybridation improbable de lion, chèvre et de serpent). Elles sont parfois dotées de pouvoirs, comme les fées, ou sont liées à un élément de façon plus ou moins prononcées : les hamadryades, par exemple, me font rêver avec leur destin lié à un seul arbre. Je trouve ça beau et triste à la fois.

Une belle vision de Dryade par Artemis Kolakis

Ce qu’il y a d’intéressant aussi, c’est que ces créatures peuvent être bonnes, mauvaises ou neutres. Elles ont leurs propres desseins et peuvent aider ou attaquer les héros dans une histoire. Pendant ma réflexion pour cet article, je me suis souvenue d’une pensée de June dans le premier tome des Créatures de l’Ouest. Alors qu’elle ignore encore la véritable nature de l’Ijiraq, June préfère croire que c’est une créature surnaturelle, et non un humain, qui a enlevé sa sœur, car un homme pourrait torturer, au contraire d’un animal. Je vous l’accorde, être dévoré n’est pas très appréciable non plus, mais le fait est que les créatures mythologiques sont guidées par des instincts plus primaires, basés sur la survie, là où l’homme peut dévier pour satisfaire son esprit malsain.

Pour moi, toutes ces créatures répondent à l’équilibre de la nature et sont ainsi bien différentes de nous autres. Ce lien avec la nature, c’est un thème qui me tenait à cœur, et que j’aborde dans le tome 2, L’Oiseau-Tonnerre. Je voulais aussi m’interroger sur la place de l’homme auprès de ces créatures et utiliser le surnaturel pour poser des questions universelles (et d’à-propos pour l’époque du récit).

Les créatures mythologiques cristallisent énormément de symboles. Prenez le phénix : symbole du feu, de la résurrection, de la vie éternelle, de la noblesse ou du soleil, il est présent dans plusieurs cultes. Et comme j’aime jouer avec les symboles, j’ai de quoi m’occuper ! Certaines créatures sont devenues des sortes d’icônes aussi, comme le dragon pour l’héroïc fantasy. Il y a des dizaines de façons d’exploiter un dragon, mais le fait est qu’on le relie à présent au genre de la fantasy. Qu’il soit gardien, ennemi, allié (voire animal de compagnie…), quand un dragon entre dans la danse, cela amène un souffle épique et on se situe clairement dans l’imaginaire, le fabuleux.

Un dragon par Sandara, le genre de scène qui m’inspire tout de suite !

C’est donc tout naturellement que les idées sont venues pour l’écriture des trois tomes des Créatures de l’Ouest, qui me permettent d’exploiter cette étrange combinaison de romance fantastique western. Si, pour l’Ijiraq, j’ai fait des recherches au préalable pour trouver la bonne créature, pour l’Oiseau-Tonnerre, j’ai puisé dans mon vivier personnel. C’est une créature peu courante que j’ai découverte il y des années grâce aux jeux Heroes of Might and Magic. J’espère d’ailleurs que ma vision de cette créature vous plaira !

Alors, pourquoi je les aime au point d’en mettre dans presque tous mes textes ? J’ai envie de répondre : car elles me font rêver et que je suis une grande rêveuse.

(Illustrations de Artemis Kolakis et Sandara)

L’intégrale des Créatures de l’Ouest sera disponible le 26 mai 2016 chez tous les revendeurs, ainsi qu’au format papier sur les sites d’Amazon et lors d’évènements spécifiques. Les trois novellas qui constituent la trilogie d’Emilie Milon, L’Ijiraq, L’Oiseau-Tonnerre et La Banshee, sont également en vente séparément.

1 commentaire
  1. Je suis moi aussi passionnée de mythologie, et je ne peux que te comprendre ! J’adore utiliser ces créatures dans mes textes, parfois à contre-emploi…

    J’ai hâte de lire ton Oiseau-Tonnerre en tout cas 😀

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