Les Lumières du bayou

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Auteur : Anne Rossi

Série : Les Yeux de tempête (deuxième épisode)
Genre : Romance M/M, Romance historique, Pirates
Longueur : Nouvelle (13 000 mots)
Sensualité : Moyen

Ioen a quitté un poste enviable de capitaine de navire pour suivre Guillaume dans le Nouveau Monde. Hélas, La Nouvelle-Orléans n’est pas le paradis escompté, mais un repaire de trafiquants et de magouilleurs. Désespérant de trouver un emploi honnête, Ioen accepte de guerre lasse de mener une cargaison secrète, de nuit, à travers le bayou.

Au contraire de son compagnon, Guillaume s’épanouit à La Nouvelle-Orléans. Cependant, depuis quelques jours, des rumeurs annoncent des troubles dans la ville… Entre la proposition de son ami indien de passer quelque temps au vert, et Ioen qui s’obstine à honorer son engagement, Guillaume doit faire un choix, et vite !

« Cette ville a une mauvaise influence sur toi, Guillaume, répondit-il dans un effort louable pour détourner la tempête.

— Cette ville me permet d’être ce que je veux, non ce que les autres ont décidé pour moi.

— Un tricheur et un prostitué ? »

La main de Guillaume partit sans qu’il contrôle quoi que ce soit. Un pur réflexe, contré par un autre de Ioen, qui lui bloqua le poignet avant qu’il n’atteigne sa cible. Tant mieux. Il l’aurait regretté. Ce qui ne l’empêcha pas de grogner :

« C’est ce que tu penses de moi ?

— Non. »

Ioen le lâcha pour s’asseoir sur le lit, le visage entre les mains. Guillaume détestait voir ses épaules ployer sous le découragement. Il se posa à côté de lui, le creux dans le matelas les obligeant à se serrer l’un contre l’autre.

« Nous avons tous les deux eu des paroles qui dépassaient nos pensées, conclut Ioen sans le regarder. Cet endroit ne nous réussit pas. »

Guillaume se pressa davantage contre lui. Pour sa part, il avait une autre explication. Après tout, leur relation était encore fraîche. Même pas trois mois. Peut-être qu’ils découvraient peu à peu qu’ils n’étaient pas vraiment faits l’un pour l’autre. Le fait qu’ils s’entendaient bien au lit ne signifiait pas nécessairement qu’ils s’accordaient sur le reste. Malgré l’air chaud et moite, cette pensée lui donnait la chair de poule.

« Je ne t’ai pas forcé à me suivre », déclara-t-il tout bas.

Ioen se raidit au point que leur position en devint insupportable.

« Aurais-tu préféré que je m’en abstienne ? »

Guillaume prit le temps de considérer la question. Il s’imagina arrivant seul à La Nouvelle-Orléans. Pour autant qu’il l’aimait, il ne se berçait pas d’illusions à son sujet : cette ville était un coupe-gorge. Or, les voleurs préféraient les proies isolées. À supposer qu’il eût survécu, la pension lui aurait paru bien plus sinistre qu’elle ne l’était déjà s’il avait dû y vivre seul. Et à quoi bon gagner aux cartes, s’il n’avait personne sur qui veiller ?

« Non, admit-il. Je suis heureux que tu sois là. »

Le problème étant que Ioen, lui, ne l’était pas. Il regrettait de toute évidence d’avoir abandonné un poste qu’il avait conquis par son seul mérite. Un jour ou l’autre, il en viendrait à le lui reprocher, et cela signerait la fin de leur relation. Guillaume frissonna et passa un bras autour de la taille de son amant.

« Embrasse-moi. »

Il avait eu tort de reculer la première fois. Parler ne résolvait rien. L’étreinte physique, au moins, leur procurait le sentiment de fusion que leurs esprits refusaient.

Ioen lui obéit avec un empressement féroce. Le souffle coupé, Guillaume se laissa aller en arrière. Son compagnon s’allongea sur lui, l’empêchant de se relever. Il n’en avait de toute façon plus envie. Tout ce qu’il voulait, c’était oublier ce qui les séparait en se noyant dans la chaleur trompeuse de leurs corps mêlés. Ses doigts se pressèrent au creux des reins de son amant, relevèrent la chemise pour trouver la peau tiède, déjà couverte d’un voile de sueur. Il remonta le long de la colonne vertébrale tandis que le baiser s’approfondissait, puis redescendit, emportant ceinture et pantalon au passage. Ses vêtements suivirent le même chemin, roulés en boule au pied du lit.

Ioen se jeta sur lui avec plus d’appétit qu’il n’en avait montré pour le dîner. Guillaume lui rendit ses caresses, malgré le goût amer dans sa gorge. Ses cuisses s’enroulèrent autour des hanches de son partenaire tandis que son bassin oscillait d’avant en arrière, frottant leurs deux érections l’une contre l’autre. Il sentit Ioen se crisper devant les grincements sans équivoque du sommier, alors il plaqua ses paumes contre les oreilles de son amant, aspira entre ses lèvres la peau sensible à la base de son cou, et accentua le mouvement. À ce moment, au moins, il avait le pouvoir de lui faire oublier tout le reste. Si seulement il pouvait en être toujours ainsi !

2 commentaires
  1. En terminant Les Yeux de tempête, je m’étais demandée ce que l’avenir réserverait à Ioen et Guillaume. Aussi, je ne pouvais que me réjouir de la parution d’une suite !

    J’ai bien aimé ce second épisode. La relation des deux hommes évolue et se précise, c’est intéressant à découvrir. L’histoire m’a parue un peu courte et assez précipitée sur la fin, un format plus long aurait peut-être mieux convenu ici, mais je comprends également l’intérêt d’une série de nouvelles.

    Je n’aurai aucune hésitation à revenir pour les Îles du Diable !

  2. Très sympa !
    Je ne savais pas trop quoi attendre de ce volet suivant de l’histoire de Ioen et Guillaume (je ne suis pas bien habituée au format « série ») et j’ai eu bien plaisir à suivre leurs aventures.
    C’est toujours aussi bien écrit et, même si l’histoire reste courte, plaisant. Je lirai le troisième volet avec plaisir.

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