Les Yeux de tempête

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Auteur : Anne Rossi

Genre : Romance M/M, Romance historique, Pirates
Longueur : Roman en 4 parties (56 000 mots au total)
Sensualité : Doux

Une histoire d’amour interdit au temps des grands navigateurs…

L’océan et ses humeurs, le grand air, le danger : c’est la vie qu’a choisie Ioen — la vie de corsaire. Il a travaillé dur pour devenir capitaine de son propre navire, la Salicorne, et pour gagner le respect de son équipage et de son armateur. Jamais il n’aurait imaginé compromettre tout cela pour les beaux yeux d’un jeune homme…

Guillaume est un fils de bonne famille, et ses obligations sont claires : se marier et assurer sa descendance. Or, ses désirs sont tout autres… Quand son père l’envoie s’endurcir à bord de la Salicorne, Guillaume y voit une façon d’échapper à la société étriquée à laquelle il appartient. Il ne croit pas si bien penser !

Guillaume suivit le mousse avec réticence le long de la passerelle. Son mouvement de balancier lui donnait le vertige. Il serra les dents, le regard rivé à la chevelure rousse du gamin. Pas question de montrer le moindre signe de faiblesse. Avant son départ, son père avait pris plaisir à lui décrire par le menu la vie à bord d’un bateau corsaire. Une succursale de l’enfer, à l’en croire, dirigée par un homme qui n’avait rien à envier au diable. Un seul faux pas et la traversée se transformerait en cauchemar. Guillaume inspira à fond en posant le pied sur le pont du navire. Soudain, une main nerveuse le saisit au collet et il se trouva face à un regard couleur de ciel d’orage.

« Écoutez-moi bien, monsieur Guyader, parce que je ne le répéterai qu’une fois. Vous venez peut-être d’une famille très haut placée, mais pour des raisons qui ne regardent que lui, votre père a estimé qu’un séjour à bord de mon navire vous serait profitable. Ici, je suis le seul maître à bord après Dieu, et voici les règles : petit un, la naissance et la fortune personnelle de mes hommes ne m’intéressent pas, uniquement leurs talents de marins. Petit deux, on ne discute aucun de mes ordres. Petit trois, quand je dis qu’on appareille à l’aube, tout le monde est à bord avant l’aube. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Guillaume avala sa salive. En temps ordinaire, son premier réflexe aurait été d’enfoncer son poing dans le visage de son interlocuteur. L’arête rectiligne du nez se briserait avec facilité… Il se souvint à temps des raisons pour lesquelles ce parvenu se permettait de lui parler sur ce ton. Il s’humecta les lèvres avant de répondre, sans baisser les yeux :

« Parfaitement bien. »

L’autre le lâcha si vite qu’il faillit perdre l’équilibre. Il se raccrocha à l’épaule du mousse, qui n’avait rien perdu de la conversation, son visage étroit exprimant une curiosité malsaine.

« Dans ce cas, vous pouvez aller prendre vos quartiers… Tomaz, montre donc à notre nouvelle recrue où s’installer. Les autres, parés à la manœuvre, nous appareillons ! »

Un concert de murmures accompagna Guillaume alors qu’il se dirigeait vers l’échelle de coupée. Il sentit ses oreilles chauffer mais conserva le menton haut. Sûr que pour ce gibier de potence qui constituait l’équipage des corsaires, voir ravaler un fils de bonne famille devait constituer un plaisant spectacle. Il avait tout intérêt à surveiller ses arrières. Le contact du couteau contre sa hanche le rassura un peu. Il savait se battre. N’avait-il pas passé sa vie entière à le faire ? Sa petite taille trompait souvent des adversaires désireux de s’offrir le portrait de l’héritier. Néanmoins, ceux-ci appartenaient en général à la bourgeoisie. Les bagarres de tavernes étaient une toute autre paire de manches. Il soupira intérieurement. Si seulement il n’avait pas écouté cette andouille de Jacques ! Sans parler des domestiques rapporteurs… Son amant éphémère avait peut-être un beau cul, mais autant de cervelle qu’un poulet.

« Posez vos affaires dans votre hamac, m’sieur », indiqua Tomaz.

Un entrelacs de fils oscillait devant lui tandis que les premières manœuvres ébranlaient la carcasse du navire. Guillaume se demanda s’il arriverait à dormir là-dedans. Sans doute pas. Si le mal de mer le laissait en paix, les ronflements et l’odeur de ses voisins se chargeraient de le rendre malade. Bon sang, son père aurait au moins pu exiger qu’il dispose de sa propre cabine ! Le mousse interrompit ses pensées :

« Tardez pas à remonter ! Le cap’taine n’aime pas les tire-au-flanc.

— J’avais cru remarquer, oui », grogna Guillaume.

Même si l’intéressé avait de fort beaux yeux. Guillaume s’était figuré un ogre barbu, il se retrouvait face à un homme pas beaucoup plus âgé que lui. Pour en arriver là, il avait dû venir à bout d’un certain nombre de concurrents, d’embûches et de préjugés ; la vie n’offrait pas de cadeaux à ceux nés dans la fange. Guillaume renifla. Allons, pour ce qu’il en savait, ce type était un monstre. Il n’allait pas commencer à l’admirer. Il ferait mieux de se tenir en alerte contre ceux qui ne manqueraient pas de vouloir lui faire payer sa naissance.

« … cette nouvelle est réellement excellente ! Je l’ai lue hier soir et je m’incline bas devant le talent de conteuse de l’auteure ! Maintenant, j’ai très très hâte à son prochain !!! » – Chloé Duval

« Une superbe romance sous fond de piraterie et de désir interdit… Les personnages comme toujours sonnent juste et c’est un plaisir de lire cette histoire… » – Jess Swann

« Une romance magnifique avec tout ce qu’il faut de combat et de virilité, à lire et relire sans modération ! » – Flobookolic

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