Parlons d’argent

Parlons d’argent

En 2014, plusieurs préjugés étranges subsistent au sujet de l’édition numérique. Pour certains, ce n’est pas de la « vraie » édition ou de l’édition sérieuse ; elle est négligeable, et ils estiment pertinent de parler d’édition en ignorant complètement l’option numérique. Pour d’autres, le numérique est une aubaine, à condition de s’autoéditer. Ils regardent le graphique qui répartit l’argent perçu sur une vente de livre, et pensent que l’essentiel se joue dans la hauteur du pourcentage…

Selon ces deux visions opposées, en tout cas, les Éditions Laska n’offriraient pas grand-chose d’intéressant aux auteurs (cela explique peut-être le peu de manuscrits que nous recevons depuis notre création…). C’est pourquoi je suis particulièrement fière de voir enfin les redevances que je paie à mes auteurs prendre de l’ampleur, et que je ne résiste pas à l’envie de rendre l’ordre de grandeur des montants public. Au moins, avec des vrais chiffres à l’appui, même très arrondis, chacun pourra se faire sa propre opinion de l’édition numérique en connaissance de cause.

J’arrête les comptes tous les six mois. Voici donc à quoi ressemblait, grosso modo, la répartition des montants pour la période de décembre à mai :

Redevances

Aux deux extrémités, 10 % des auteurs ont touché moins de 50 $, et 10 % ont touché plus de 2500 $ sur ces six derniers mois. Au total, 40 % ont gagné moins de 100 $, 40 % ont gagné de 100 à 1000 $, et 20 % ont gagné plus de 1000 $.

Bien sûr, cela paraît assez inégal. On n’y échappe pas ; mais je voudrais préciser que la situation de tous les auteurs Laska n’est pas la même. Ainsi, il est prévu qu’une nouvelle ne rapporte pas autant qu’un roman, et plusieurs auteurs n’ont publié qu’un seul titre à ce jour. C’est notamment le cas des auteurs qui se trouvent tout en bas de l’échelle : les comptes s’arrêtent au 30 mai pour tout le monde, alors que certains ebooks n’étaient en vente que depuis le 26… Rien donc d’anormal là-dedans.

Quand on songe que tous nos ebooks sont vendus à 6,99 € ou moins (et encore, il n’y a que 3 titres dans tout notre catalogue qui ont l’honneur de dépasser les 4,99 € !) et que les ebooks représentent moins de 5 % du marché du livre en France (et encore moins au Québec…), nos résultats jusqu’à présent me semblent honorables. Maintenant, il ne reste plus qu’à confirmer la tendance !

Laisser un commentaire